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Haut-Poitou Les coopérateurs appelés à payer les dettes de leur coop liquidée

Publié le mardi 13 mai 2014 - 17h00

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Le mandataire judiciaire désigné pour liquider la cave du Haut-Poitou tente de récupérer 1,7 millions d’euros auprès des anciens membres de cette coopérative. Il vient de leur envoyer un courrier leur réclamant ce qu’il pense être leur part de la dette. L’affaire passe très mal.

Nouvel épisode dans le long feuilleton de la liquidation de la cave coopérative du Haut-Poitou, à Neuville-de-Poitou, dans la Vienne. Les anciens sociétaires viennent de recevoir un courrier recommandé du mandataire judiciaire, leur demandant de participer au règlement de la dette de l’entreprise, mise en redressement le 20 novembre, et dont les actifs ont été repris par le négociant Ampelidae en mars dernier.

« La dette globale est estimée à quelque 3 M€, souligne l’ancien président Jean-Dominique Surault. Mais notre responsabilité est engagée jusqu’à 1,7 M€ ». C’est en effet la somme qu’espère récupérer le mandataire judiciaire. Reste à savoir qui va payer.

Car le mandataire a ratissé large. Au total, 480 producteurs ont reçu son courrier pour des sommes allant de quelques euros à 64 000 € pour la plus grosse créance.

Une décision que critique Jean-Dominique Surault. « Certains de ces producteurs n’ont pas apporté depuis 25 ans. Nous n’étions plus que 73 apporteurs en 2012. Il fallait sortir de la liste des associés ceux qui avaient demandé le remboursement de leurs parts et que nous n’avions pas pu payer faute d’argent », regrette-t-il.

Mais surtout, il entend se battre contre la somme demandée. À titre personnel, il doit verser près de 38 000 €. « Le mandataire a interprété nos statuts, considérant qu’on était solidaire jusqu’à deux fois le montant de nos parts sociales. Mais mes parts ont perdu toute valeur. Je ne vais pas payer deux fois. »

L’ancien président annonce avoir pris contact avec un avocat. « Si nous sommes plusieurs à contester, on pourra peut-être monter un collectif.  »

En attendant, il faut réagir vite. Les apporteurs ont quinze jours pour régler leur part de la dette. « On ne peut pas trouver de telles sommes en deux semaines. Si la procédure va jusqu’au bout, cela fera du dégât dans certaines exploitations », alerte Jean-Dominique Surault.

Patrick Touchais

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