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dossier - qualité sanitaire des grains un enjeu majeur

Insectes des stocks de blé, 95 silos à la loupe

Marianne Decoin*, d'après Marie-Pierre Leblanc**, Francis Fleurat-Lessard*** et Bruno Barrier-Guillot** ** - Phytoma - n°646 - août 2011 - page 33

Charançons, capucins, tribolium et silvains ? Insecticides, balai, aspirateur et tamis... ce qu'en dit l'enquête EcoprotectGrain
Tribolium castaneum (ph. Peggy Greb, US Agricult. Res. Serv.)

Tribolium castaneum (ph. Peggy Greb, US Agricult. Res. Serv.)

En savoir plus sur les insectes des stocks de blé en France et les moyens de s'en protéger. C'est ce qu'a permis la communication de Marie-Pierre Leblanc, Francis Fleurat-Lessard et Bruno Barrier- Guillot présentée le 16 juin dernier lors de la deuxième journée du RMT Quasaprove(1). Ils ont rendu compte d'une enquête réalisée en 2010 sur 95 sites de stockage de blé français. Évocation... Avec un avertissement, citons M.-P. Leblanc : « Il ne s'agit pas d'une enquête sur la qualité des lots. » Les taux d'infestation ne sont pas représentatifs de ceux des blés français, car on a affaire à « une enquête dont l'objectif premier est de réaliser un inventaire des insectes des denrées stockées ».

Surprenant, on trouve cinq fois plus souvent du charançon du riz que du charançon du blé dans les stocks de blé ! Intrigant, d'autres insectes réputés sans « formes cachées » arrivent à se dissimuler quand même dans des silos. Important, tous ces ravageurs apprécient le stockage à plat, les cellules pas nettoyées avant l'arrivée du grain et les grains pas nettoyés avant mise en cellule. Rassurant, les taux de résidus d'insecticides de stockage ne dépassent jamais leurs LMR(2).

Voici en vrac quelques enseignements de la première année de l'enquête nationale sur les insectes des stocks de blé menée en 2010 dans le cadre du projet « EcoprotectGrain ». Ils ont été présentés le 16 juin 2011 lors de la deuxième rencontre « Recherche appliquée, formation et transfert » du RMT Quasaprove, par Marie-Pierre Leblanc, Francis Fleurat-Lessard et Bruno Barrier-Guillot. Les auteurs travaillent respectivement au laboratoire de La Rochelle de FranceAgriMer(3), au centre de recherche Inra de Villenave-d'Ornon (près de Bordeaux) et au centre de Boigneville de l'institut technique Arvalis-Institut du végétal.

95 organismes, l'Inra et FranceAgriMer

95 fois quelques kilos...

95 sites de stockage d'OS(4), coopératives ou négociants de 44 départements ont participé à l'enquête entre mars et mai 2010. Tous ont rempli un questionnaire sur leurs conditions et pratiques de stockage et laissé prélever des grains dans un de leurs silos de blé tendre.

Chacun des 95 sites a fourni un échantillon de grains de 2 à 3 kg. Chaque échantillon a été constitué de prélèvements réalisés dans les parties du site les plus susceptibles d'être infestées, en particulier à la surface du stock. Il a été homogénéisé et réparti en deux souséchantillons identiques envoyés l'un au laboratoire de FranceAgrimer à La Rochelle et l'autre à l'Inra à Villenave-d'Ornon.

L'INRA piste les insectes et FAM les insecticides

Les lots reçus à l'Inra ont subi un tamisage immédiat. Cela a permis de séparer des grains les insectes présents à leur surface. Ces infestations visibles ou « formes libres » entrainent des refus de lots ou l'obligation de traitements curatifs lors de transactions sur les grains. Tous les insectes présents, larves et adultes, morts et vivants, ont été identifiés et comptés.

Ensuite les lots tamisés ont été mis en incubation. Il s'agissait de laisser se développer et émerger les « formes cachées » invisibles le jour du prélèvement. En effet, certaines des espèces infestant les stocks de blé effectuent une partie de leur cycle embusquées à l'intérieur des grains, échappant donc au tamisage jusqu'à leur émergence. Ces « ravageurs primaires » sont les charançons (genre Sitophilus) et le capucin des grains Rhyzopertha dominica.

Pour les détecter, l'incubation a duré 6 semaines (42 jours) à 25 °C et 75 % d'humidité relative, conditions convenant à ces espèces. Un second tamisage a suivi, avec là encore identification et comptage des individus décelés.

En parallèle, FranceAgriMer réalisait l'analyse des résidus d'insecticides dans les demi-lots reçus et, par ailleurs, épluchait les questionnaires remplis par les OS.

Résultats sur les insectes

Les vivants et les morts

Résultat, un bon quart des échantillons (27,4 % soit 26 des 95 lots) se sont révélés infestés par au moins une espèce d'insecte.

À noter que 94 % des individus décelés lors du premier tamisage étaient morts. Et les 6 % vivants ont été trouvés dans un seul lot.

Charançons, le petit du riz...

L'espèce la plus fréquente est un charançon (Tableau 1). Bizarrement, pas celui du blé, dit aussi « des grains » et nommé Sitophilus granarius, mais une espèce de plus petite taille, Sitophilus oryzae, le charançon du riz. On en a détecté dans 15 lots dès le premier tamisage (15,8 % du total), et au total dans 23 lots soit 24,2 % de l'effectif.

Pour mémoire, deux enquêtes effectuées en 1977 et 1978 par le SPV de l'époque sur un effectif de lots comparable avaient permis de détecter l'espèce dans respectivement 18 % et 37 % des échantillons.

... surpasse le grand du blé

Et le charançon du blé ? S. granarius n'est trouvé que dans 3 échantillons (soit 3,2 % du total) lors du premier tamisage, puis dans deux lots supplémentaires après incubation. Soit 5 lots en tout, 5,3 % du total. Lors des enquêtes de 1977 et 1978, on l'avait trouvé dans environ 21 % puis 20 % des échantillons. Les auteurs soulignent cette « régression de l'occurrence du charançon des grains ».

Pas de formes cachées ? Quoique...

Il y a d'autres espèces. Un ravageur secondaire, le tribolium roux Tribolium castaneum, tient la deuxième place en fréquence. Il est détecté dans 9 échantillons (soit 9,5 % de l'effectif) au premier tamisage... et dans 12 échantillons (12,6 %) au total. Il semble donc que même une espèce sans « formes cachées » au sens strict puisse se dissimuler... Comment ? Mystère ! Pas dans les grains eux-mêmes mais parmi eux, sous forme d'œufs peut-être. Mais ce n'est qu'une supposition.

Le même phénomène s'est produit aussi pour les silvains du genre Cryptolestes (le plus connu est C. ferrugineus) trouvés d'abord dans 5 lots (5,3 %) et au final dans 10 (10,6 %).

L'ascension du capucin

Par ordre de fréquence, vient ensuite le silvain Oryzaephilus surinamensis, puis un ravageur primaire, le capucin des grains Rhizoperta dominica. Ce dernier est détecté dans 5 lots au premier tamisage et 7 après incubation (5,3 et 7,4 % respectivement). C'est peu mais significatif : en 1977 et 1978, l'espèce n'avait pas été trouvée. Les auteurs parlent donc de « recrudescence de l'occurrence » de ce capucin.

Enfin, outre le charançon des grains (ou du blé), on trouve deux ravageurs secondaires, les mycetophagidae qui font leur miel des grains moisis et le tribolium sombre Tribolium confusum.

Auxiliaires, oui, mais...

À noter aussi la présence d'insectes auxiliaires, prédateurs ou parasitoïdes des ravageurs. Ils sont utiles pour freiner la prolifération de ces ravageurs et ne s'attaquent pas aux grains... Mais leur présence visible n'est, pour l'instant, pas acceptée par les opérateurs !

Sur les insecticides

Résidus, quatre substances recherchées

À propos de ces insecticides, FranceAgriMer a recherché les résidus de quatre substances actives dans les 95 lots de grains : deux organophosphorés, à savoir le chlorphyriphos-méthyl et le pyrimiphos-méthyl, et deux pyréthrinoïdes la deltaméthrine et la cyperméthrine.

Utilisées séparément, associées entre elles ou avec le butoxyde de pipéronyle (un synergiste), ce sont les seules autorisées sur céréales stockées en France avec le phosphure d'aluminium (pour le gazage en présence d'insectes) et les pyréthrines naturelles (non rémanentes donc sans problème de résidus).

Quelles substances trouvées à quels taux vis-à-vis des LMR ?

63 lots soit les deux tiers des échantillons (66,3 %) contiennent des résidus d'au moins une de ces quatre substances. La plus souvent trouvée est le pyrimiphos-méthyl (dans 38 lots soit 40 % des échantillons) et la moins fréquente la cyperméthrine (3 lots soit 3,2 %).

Point important, aucun échantillon ne dépasse la LMR, limite maximale de résidus, ni même ne la frôle. Un seul échantillon contient un taux de chlorphyriphos-méthyl compris entre un et deux tiers de la LMR. Pour les 62 autres, on est à moins de la moitié des LMR.

Insectes, insecticides, pourquoi cette relation ?

Par ailleurs, l'analyse statistique montre davantage de détection d'insectes en présence de résidus d'insecticides : 34 % des lots contenant des résidus sont infestés d'insectes contre 16 % des lots sans résidus.

Surprenant... à première vue. En effet, on peut trouver des insectes dans des lots après un traitement réussi ! Beaucoup d'opérateurs ne traitent pas les grains en préventif. Ils appliquent d'autres mesures préventives, surveillent bien leurs stocks et ne traitent pas tant qu'aucun insecte ne se manifeste. En attendant, leurs lots n'auront ni insectes ni résidus d'insecticide. En cas de détection, ils traitent en curatif : on trouvera ensuite souvent des résidus d'insecticides et, forcément, des insectes morts. Cas, répétons-le, de 94 % de ceux trouvés dans le cadre de cette étude. Ainsi, ce n'est pas l'usage d'insecticides qui favorise les insectes, mais bien l'infestation par les insectes qui déclenche l'usage d'insecticides donc le risque de trouver leurs résidus.

À noter : on n'observe pas de différence significative entre les deux familles d'insecticides.

Sur les autres facteurs

Type de silo et thermométrie

Cela dit, l'utilisation d'insecticides n'est pas le seul moyen de protéger les grains des insectes. La première année d'enquête a fait ressortir des facteurs jouant sur le risque d'infestation.

D'abord le type de stockage : les silos « à plat » sont davantage infestés : 42 % se trouvent avec des insectes (15 silos sur 36). En revanche le stockage vertical diminue les risques : 22 % des cellules verticales métalliques sont infestées (5 sur 23), et seulement 17 % des verticales béton (5 sur 30)(5).

Ensuite la présence d'une installation de silothermométrie fixe : seulement 17 % de lots infestés (10 sur 60) contre 48 % de ceux équipés de thermométrie mobile (10 sur 21) et 55 % de ceux non équipés (6 sur 11). Bien entendu, il ne s'agit pas d'un effet direct !

En fait, une installation fixe est plus performante qu'une mobile (et bien sûr que l'absence d'installation). Le suivi efficace de la température permet de déclencher à temps la ventilation pour bloquer des réchauffements favorables aux insectes.

Par ailleurs, la présence de thermométrie fixe est l'indice d'un stockage bien équipé pour être bien surveillé. Donc, en général, bien tenu.

Bonnes pratiques : l'aspirateur voire le balai

Car les pratiques d'entretien sont très importantes. En particulier, le nettoyage physique des cellules vides avant chargement des grains diminue nettement la fréquence d'infestation, quoi qu'on fasse ensuite. Dans l'enquête 2010, seuls 19 % des silos complètement nettoyés étaient infestés au final au lieu de 32 % des autres silos.

Et le traitement insecticide des cellules vides ? À première vue il ne semble guère influencer le taux d'infestation : 25 % des cellules traitées sont infestées et 30 % de celles non traitées. Est-ce à dire que les insecticides sont inutiles ? Cela dépend.

Si on a bien nettoyé les cellules, recoins compris (fond même conique, gaines de ventilation, partie de toiture, etc.), il se pourrait que le fait de les traiter n'apporte pas grand chose. Attendons d'autres résultats d'enquête pour voir si cela se confirme. En revanche, si on ne peut pas réaliser de nettoyage complet à cause de la configuration des locaux, le traitement insecticide est utile. Selon l'enquête, il abaisse de 44 % à 24 % la proportion de cellules infestées ensuite. La différence est assez nette pour que les auteurs écrivent : « En cas d'absence de nettoyage complet des cellules, le traitement insecticide est recommandé. »

Interrogée en août, M.-P. Leblanc précise : « Pas de nettoyage des cellules et pas de traitement entraînent un cumul des risques d'infestation. » Et insiste : « Le nettoyage des cellules semble indispensable à une bonne gestion des stocks. » C'est clair, ce nettoyage physique complet est à pratiquer partout où il est possible. L'aspirateur a l'avantage de collecter aussi les poussières fines mais, en son absence ou avant lui, le bon vieux balai peut être fort utile.

Nettoyer les grains aussi

Et le nettoyage physique des grains eux-mêmes ? On sait que les poussières, fragments d'enveloppe et de grains cassés sont des nids d'infestation. L'enquête le confirme : 33 % des lots non ou partiellement nettoyés se trouvent infestés contre 21 % des lots complètement nettoyés. Et ceci quoi qu'on ait fait dans la cellule vide avant leur entrée.

2011, le travail continue

Les auteurs concluent : « Les données nouvelles apportées par cette première année sont suffisamment originales et instructives pour que l'enquête soit renouvelée. » Elle a donc été reconduite en 2011 sur une centaine de sites, la majorité ayant déjà participé en 2010.

Attention, selon M.-Pierre Leblanc et F. Fleurat- Lessard, « certaines tendances sont à confirmer ou à expliquer ». L'augmentation de l'occurrence du capucin des grains et la baisse de celle du charançon du blé vont-elles se révéler des évolutions des populations, ou bien les chiffres vont-ils différer, indice de fortes variations interannuelles ? Va-t-on re-détecter des ravageurs secondaires après incubation dans des lots ayant paru sains au premier tamisage ?

Par ailleurs les auteurs espèrent que l'ajout des résultats de 2011 à ceux de 2010, en « doublant l'effectif des sites visités » augmentera « la robustesse de l'analyse statistique discriminante ».

Les tendances sur l'intérêt du nettoyage, de la thermométrie et du stockage vertical sont assez nettes pour parier sur leur confirmation. Utile pour étayer les conseils de stockage. Mais on devrait aussi pouvoir « interpréter de nouvelles relations entre pratiques de protection des grains et taux d'infestation » : rôle de la ventilation de refroidissement et des outils de surveillance des populations (pièges à insectes).

Enfin, les auteurs souhaitent aider à « définir des itinéraires types de bonnes pratiques de préservation des grains avec ou sans traitement avec des insecticides de stockage » dans le cadre du projet « Ecoprotect Grain » (v. encadré 2) dont cette enquête est la première action.

<p>* Phytoma.</p> <p>** FranceAgriMer, La Rochelle (17). marie-pierre.leblanc@franceagrimer.fr</p> <p>*** Inra, UR 1264 Mycologie et Sécurité des Aliments, Villenave-d'Ornon (33) francis.fleurat-lessard@bordeaux.inra.fr.</p> <p>** ** Arvalis-Institut du végétal, Boigneville (91).</p> <p>(1) Réseau mixte technologique qualité sanitaire des productions végétales en grandes cultures. Voir l'encadré 1.</p> <p>(2) Limites maximales de résidus (légalement autorisées).</p> <p>(3) Établissement national des produits de l'agriculture et de la mer. Issu de la fusion, le 1er avril 2009, de cinq offices agricoles dont l'ONIGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures).</p> <p>(4) Organismes stockeurs.</p> <p>(5) On ne connaît le type de stockage que pour 25 des 26 échantillons infestés. En effet, si 95 sites ont fourni des échantillons, tous n'ont pas fourni de réponses exploitables à toutes les questions du questionnaire d'enquête ; ainsi, il n'y a que 89 réponses exploitables à la question sur le type de stockage.</p>

1 - Le RMT Quasaprove

Le RMT Quasaprove, autrement dit le réseau mixte technologique « Qualité sanitaire des productions végétales de grandes cultures » a été labellisé fin 2008 par la DGER du ministère de l'Agriculture pour fédérer divers organismes travaillant sur le sujet.

Co-animé par Émilie Donnat, de l'Acta, et Francis Fleurat-Lessard, de l'Inra, il regroupe :

– l'Inra et d'autres organismes remplissant des missions de service public (Anses, FranceAgriMer) et d'enseignement-recherche (UPPA, ENITAB, des lycées agricoles) ;

– l'Acta et d'autres instituts techniques (Arvalis, IFBM, Cetiom, ITB, ITERG, Institut de l'élevage et ITAVI), la Chambre d'Agriculture d'Aquitaine et des partenaires agro-industriels. Fin 2010, Coop de France-Métiers du grain, FNA, ANMF, CFSI et Qualimat ont rejoint le RMT.

Le réseau s'est mobilisé sur 7 thèmes ou « chantiers »(1). Il organise des rencontres « Recherche appliquée, formation et transfert » afin de transférer aux professionnels les avancées des connaissances qu'il obtient.

Les premières ont eu lieu le 11 février 2010 à Montardon (Pyrénées-Atlantiques 64). La journée du 16 juin 2011 était donc la deuxième du genre. Les troisièmes rencontres ont lieu à Montardon le 22 septembre sur le thème « Mycotoxines et métaux lourds : transfert de connaissances vers les professionnels ».

En savoir plus : http://www.quasaprove.org Inscriptions : http://www.acta.asso.fr/apps/accueil/autodefault.asp ? d=7791.

(1) Voir C. Regnault-Roger - Qualité et sécurité alimentaire des végétaux de grandes cultures, sept chantiers du réseau Quasaprove, Phytoma n° 633 d'avril 2010, p. 7).

2 - Le projet CasDar « EcoprotectGrain »

Le projet EcoprotectGrain s'inscrit dans les activités du RMT Quasaprove, précisément dans son chantier 4 : « Risques sanitaires en post-récolte ». Financé par le CasDar (Compte d'affectation spécial de Développement agricole et rural), il se déroule de 2010 à 2012 inclus. Son titre : « Économie et innovation en protection raisonnée des céréales et oléoprotéagineux contre l'infestation par les insectes au stockage ». Il comprend trois actions :

– diagnostic, avec l'enquête rapportée dans cet article ;

– recherche d'amélioration de la lutte préventive (solutions chimiques et physiques : ventilation, nettoyage) ;

– ré-évaluation de la lutte corrective (fumigation, traitement physique par la chaleur).

3 - Journée du 16 juin 2011, pourquoi ce thème ?

Le thème des rencontres du 16 juin était : « Évaluation et gestion des risques de contamination des grains après récolte par les insectes nuisibles et les résidus de pesticides ».

Pourquoi associer les deux ? Parce que, toutes les enquêtes et analyses antérieures concordent là dessus, les résidus de pesticides que l'on peut trouver dans les grains sont essentiellement des résidus d'insecticides de stockage destinés à combattre les insectes du grain.

Le programme de la journée, les résumés et power-point des interventions sont sur le site du RMT :

http://www.quasaprove.org

Résumé

Dans le cadre du projet CasDar « Ecoprotect- Grain » inscrit dans le chantier 4 du RMT Quasaprove, une enquête a été réalisée en 2010 dans 95 sites de stockage de blé tendre français. Des analyses d'échantillons de grains prélevés dans des zones à risque d'insectes, il ressort :

– la présence du charançon du riz dans un quart des échantillons, le charançon du blé semblant régresser par rapport aux enquêtes précédentes réalisées en 1977 et 1978 ;

– la présence du capucin des grains, absent lors des enquêtes précédentes ;

– la faculté d'insectes réputés sans « formes cachées » de se cacher quand même ;

– la présence de résidus d'insecticides de stockage dans les 2/3 des échantillons, mais toujours en dessous de leurs LMR ;

– plusieurs facteurs diminuant l'incidence des insectes : le stockage vertical (par rapport à celui à plat), la présence de thermométrie fixe (sans effet direct mais indice de site bien équipé), le nettoyage physique complet des cellules vides et celui du grain (séparation des impuretés).

L'enquête se poursuit en 2011 afin de vérifier les tendances signalées, en préciser d'autres et afin d'aider à définir des itinéraires de bonnes pratiques de préservation des grains.

Mots-clés : qualité sanitaire des grains, blé tendre, enquête, projet « Ecoprotect Grain », RMT Quasaprove, insectes, charançon du riz Sitophilus oryzae, charançon du blé Sitophilus granarius, capucin des grains Rhyzopertha dominica, insecticides, nettoyage des cellules, nettoyage des grains.

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