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Simei : du neuf pour les fûts et le bouchage

La vigne - n°150 - janvier 2004 - page 0

La vingtième édition du Salon international du matériel d'oenologie et d'embouteillage (Simei) s'est déroulée à Milan (Italie), du 2 au 6 décembre 2003. Les visiteurs ont pu y découvrir un système très astucieux de rangement des barriques, des bouchons qui dosent l'entrée d'air des bouteilles, ainsi que de nouveaux monoblocs d'embouteillage.

Cette année, environ 750 exposants, dont 180 étrangers, étaient répartis sur les quelque 64 000 m² du Simei. Selon les organisateurs, plus de 49 000 visiteurs s'y sont rendus. Parmi eux, on note une présence accrue d'étrangers originaires, entre autres, des pays de l'Est (Roumanie ou Moldavie). Sur les stands, les visiteurs pouvaient découvrir de nombreux matériels.
Calvazani Inox (Calenzano, Italie) exposait une cuve dotée d'une grille disposée en biais à environ 20 cm du fond. Le but de cet équipement est de séparer le marc du jus pour faciliter les remontages. A l'issue des fermentations, la grille peut être otée. Pour 100 hl, il faut compter environ 13 000 euros.

Plusieurs modèles monoblocs d'embouteillage étaient présentés, notamment une chaîne intégrant l'étiquetage. L'entreprise Fimer (Canelli, Italie) proposait un module d'embouteillage en cinq étapes : lavage des bouteilles, remplissage, bouchage, mise en place des capsules et étiquetage. Les dimensions de ce monobloc sont de 5 × 1,60 m, et une cadence de 1 500 cols/h. Il est destiné à l'embouteillage de vins tranquilles et est disponible à partir de 50 000 euros.
De nombreux constructeurs étaient venus avec des innovations pour le stockage des barriques. L'entreprise Galateck (Canelli, Italie) présentait son système Galaxi. Destiné aux petits chais, Galaxi est fonctionnel. Il est constitué de supports cubiques, à l'intérieur desquels on peut ranger tout type de fût. Chaque ' cube ' comporte un système de glissière à la base, pour sortir la barrique jusqu'au niveau de la bonde et faciliter le batonnage. En tirant davantage, on sort le fût en entier. On peut alors l'enlever. Ce système est équipé d'une échelle et d'un échafaudage coulissants qui permettent, par exemple, d'ouiller les fûts d'un même niveau sans devoir redescendre. Autre avantage : une machine de lavage glisse le long de la structure, pour nettoyer les fûts sans les bouger. Galaxi peut contenir jusqu'à cinq barriques en hauteur et une ou deux en profondeur. Derniers détails présents chez d'autres constructeurs : chaque barrique repose sur un système de roulettes, facilitant son retournement. De même, un bac de récupération des lies peut être installé sous chaque barrique.
Ailleurs, les nouveautés résidaient surtout dans l'utilisation de nouveaux matériaux, tels que l'aluminium chez Tebaldi (Soavi, Italie), ou de nouvelles formes comme chez Sagarte (Lakuntza, Espagne).

Toujours au niveau des barriques, Cautxù 2000 (Barcelona, Espagne) proposait une bonde de fermentation en silicone. Dotée d'une petite valve fendue sur le dessus, elle permet au CO 2 de sortir du fût, mais empêche l'air de rentrer, ce qui est pratique quand on souhaite réaliser les fermentations en barriques.
Dans le secteur des bouchons, deux fabricants présentaient leurs prototypes. Le premier, développé par Korked (San Giorgio in Bosco, Italie), est un bouchon synthétique moulé, traversé par un tube en plastique. Ce dernier contient une membrane hydrophobe, qui permet le passage de l'air entre l'extérieur et le vin, mais empêche le vin de sortir. Différents modèles de porosité de la membrane sont disponibles. Ainsi, l'utilisateur peut choisir la quantité d'oxygène qu'il souhaite laisser passer. Ce bouchon devrait être disponible fin 2004-2005.
L'entreprise Guala Group (Alessandria, Italie) exposait son Guala Seal. Ce bouchon synthétique est composé de trois parties. La première est un châssis résistant en technopolymère, avec un trou au milieu. Sur sa base, un bouclier en polyéthylène est ajouté pour faire l'interface avec le vin. Enfin, autour et à l'intérieur du châssis, des agents chimiques sont expansés. Le but du Guala Seal est également de maîtriser la quantité d'air qui passe à l'intérieur de la bouteille : grâce à sa forme inaltérable, la quantité d'oxygène qui circule est constante dans le temps. De plus, tous les bouchons sont identiques, ce qui fait que la quantité d'air échangée est toujours la même d'une bouteille à une autre. Pour mettre le Guala Seal, il faut modifier une pièce de la boucheuse : à la place de mors, il faut une sorte d'entonnoir-seringue qui injecte le bouchon.
Il ne nous reste plus qu'à vous donner rendez-vous dans un à deux ans, pour pouvoir tester et utiliser ces nouvelles générations de bouchons !

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