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Enomaq 2004, cap sur l'oenologie

La vigne - n°151 - février 2004 - page 0

Le quinzième Salon international des machines et équipements de cave et de mise en bouteille (Enomaq), et le quatrième Salon des techniques et équipements viticoles (Tecnovid) se sont déroulés à Saragosse (Espagne), du 27 au 30 janvier 2004.

Durant quatre jours, plus de 17 855 personnes se sont pressées sur les 45 000 m² d'Enomaq et de Tecnovid. Les 823 exposants présentaient leurs matériels. Dans les halls dédiés à l'oenologie, beaucoup d'innovations concernaient la vinification et le vieillissement en fûts. Ainsi, l'entreprise Enfri-Box, basée à Montilla (Espagne), exposait son système de régulation de la température des vins en fûts. Une canne, à l'intérieur de laquelle passent un tuyau d'eau froide et un d'eau chaude, est insérée dans la barrique par le trou de bonde. A son extrémité, une sonde mesure la température du vin. Si elle est trop élevée, la centrale à laquelle est reliée la canne va envoyer de l'eau froide dans le premier tuyau, ce qui refroidira le vin. Dans le cas de figure inverse, de l'eau chaude sera envoyée.

Uniriver, La Puebla de Labarca (Espagne), présentait une barrique carrée. D'une capacité de 1 700 l (environ sept barriques), ce contenant peut être réalisé à partir de plusieurs sortes de bois. Les panneaux latéraux sont en effet indépendants les uns des autres et se vissent sur une structure en Inox. Le client peut choisir différents types de bois ou de chauffes pour chaque panneau. Par contre, le fond et le couvercle sont en Inox. Le fond est incliné, ce qui permet un meilleur écoulement du vin, qui sort ensuite par un robinet. Pour le nettoyage, les différents panneaux s'ôtent pour avoir accès à tout l'intérieur. Le haut de la barrique est doté d'un couvercle circulaire, similaire à celui d'une cuve. La surface de contact entre le vin et le bois étant inférieure à celle d'une barrique traditionnelle, pour le même effet, il faut laisser le vin trois fois plus longtemps. Le principal intérêt de ce fût réside dans sa maniabilité : il possède deux encoches à sa base, ce qui permet de le bouger avec un porte-palette. De plus, il peut être superposé à d'autres fûts carrés. Pour un fût en chêne américain, il faut compter 3 800 euros, en chêne français, 4 100 euros.

Dans le hall suivant, Sismebi (Peralta, Espagne), exposait un box palette repliable. Fabriqué à base d'acier inoxydable, le 516 VPA 588 peut contenir 588 cols, allant jusqu'à 33 cm de hauteur. Les bords de la palette se rabattent ou se montent en deux minutes, selon le constructeur. Repliées, les palettes peuvent s'empiler. Prix : 144 euros l'unité.
La société Quinilox (Valence, Espagne), présentait sa nouvelle valve guillotine, Orbinox. Sa particularité se situe au niveau du joint. Au lieu d'être formé de deux lèvres, il est plat. Ainsi, aucun résidu ne se dépose à ce niveau-là, d'où une meilleure hygiène. Orbinox est disponible de 160 à 300 euros.
Ruber Packaging (Santa Eulalia de Ronçana, Espagne), exposait le nouveau système d'inertage des bouteilles de la société américaine VBS. Son unité LCI injecte de l'azote liquide, et non de l'azote gazeux. Au contact de la bouteille, l'azote se transforme en gaz et chasse l'oxygène. Selon les revendeurs, ce procédé est intéressant car le dosage de l'azote liquide est plus précis. La cadence de la chaîne est de 2 000 cols/min, et son prix varie entre 18 000 et 42 000 euros.
Dans les halls 1 et 2, trois nouveautés viticoles attendaient les visiteurs. Azud (Alcantarilla, Espagne), exposait un tuyau d'irrigation, le Trelldrip. L'innovation consiste à associer un fil de fer au tuyau, ce qui simplifie l'accrochage et la tension du Telldrip. L'ensemble étant recouvert de polyéthylène, il faut y faire de petites entailles pour l'accrocher sur les encoches des piquets métalliques du palissage, et faire ainsi tenir le tuyau. Ce système permet un gain de temps lors de la mise en place du réseau d'irrigation. Telldrip vaut entre 0,18 et 0,24 euros/m, soit environ 0,066 euros de plus qu'un système traditionnel.
Non loin de là, la société Verdtech (Barcelone, Espagne), proposait un service nommé Plantsens. Par le biais de capteurs plantés dans le sol, d'une station météo et d'un dendromètre, un logiciel réalise des simulations de l'évolution hydrique de la vigne.

A partir de ces données, Verdtech conseille les viticulteurs sur les doses d'eau à apporter dans le cas de vignes irriguées, ou sur les charges de raisin à laisser. De plus, en entrant la pression des maladies, donnée par les Avertissements agricoles et relevée sur les parcelles, le logiciel détermine les dates et les doses des traitements à réaliser. Enfin, Verdtech propose des conseils pour la nutrition, grâce à des analyses foliaires et de sol.
Miquel Catasus i Roig (Avinyonet del Penedès, Espagne), présentait deux attaches de sarments. Dotées de clips à leurs deux extrémités, elles se fixent aisément sur le fil de fer. La première attache est rigide et mesure 5,5 cm. Le lot de 5 000 pièces vaut 50 euros. La deuxième attache, extensible, s'élargit en même temps que le sarment. Au repos, elle mesure 6,5 cm, étirée, elle fait 11 cm. Les 5 000 pièces sont disponibles à partir de 60 euros.

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