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GUIDE PHYTOS - MALADIES

Oïdium Un parasite qui ne tolère aucun relâchement

La vigne - n°201402 - février 2014 - page 30

L'oïdium nécessite une stratégie sans faille et des cadences régulières. Il faut également prendre en compte les résistances dans le choix des produits.
SÉVÈRE ATTAQUE SUR GRAPPES. Si la vendange possède plus de 5 % de grappes très atteintes par l'oïdium, cela pénalise la qualité des vins. © C. WATIER

SÉVÈRE ATTAQUE SUR GRAPPES. Si la vendange possède plus de 5 % de grappes très atteintes par l'oïdium, cela pénalise la qualité des vins. © C. WATIER

1. Évitez les entassements de végétation

Une vigne dont la vigueur est maîtrisée sera moins sensible à la maladie. « L'entassement de végétation favorise l'oïdium en augmentant l'évapotranspiration du feuillage », prévient Bernard Molot. Il faut aérer la zone fructifère. Pour assurer une bonne répartition de la végétation, optez pour « un mode de taille adapté », note Jérémy Isaac. Soignez également le palissage et les relevages. Toutes ces précautions permettront en outre une bonne pénétration de la bouillie lors de la pulvérisation.

2. Démarrez tôt la protection

L'oïdium peut contaminer la vigne dès le stade deux à trois feuilles étalées. Les premiers symptômes apparaissent environ une semaine après, si les températures sont optimales, sur la face inférieure des feuilles proches des souches. Mais ils sont très difficiles à détecter. L'oïdium peut donc s'installer de façon très discrète, avant même le commencement de la lutte. Or, pour Agnès Calonnec, chercheuse à l'Inra de Bordeaux, « plus on casse tôt le cycle de l'oïdium, plus on est efficace ».

Dans les vignobles du sud de la France, Bernard Molot préconise de débuter la protection dès le stade deux à quatre feuilles étalées dans les parcelles à drapeaux, « si l'on recense plus d'un drapeau par souche ». Cette forme d'oïdium est la conséquence d'une présence importante du mycélium sur de jeunes rameaux. Ceux-ci ne se développent pas de façon normale. Les jeunes pousses sont rabougries et les feuilles sont crispées, avec un feutrage blanc gris.

Dans les parcelles sans drapeaux mais touchées par la maladie l'année précédente, Bernard Molot conseille de « réaliser le premier traitement au stade cinq à six feuilles étalées ». Dans les autres parcelles, en cas de faible pression, il recommande de débuter au stade dix à douze feuilles étalées. Pour ce premier traitement, il préconise un produit curatif et pénétrant type IDM.

Chez Bayer, Jean-Luc Dedieu estime nécessaire de démarrer la lutte entre trois et cinq feuilles étalées dans les parcelles sensibles qui subissent des attaques régulières sur grappes et entre sept à huit feuilles et dix à douze feuilles étalées dans les autres situations, selon les régions et les cépages. « Il faut alors choisir un produit dont une des substances actives présente une forte action sur l'oïdium en cours de développement, comme la spiroxamine ou le tébuconazole », précise-t-il.

En Bourgogne, les conseillers viticoles de différents organismes ne partagent pas cette stratégie de démarrage précoce. Ils ont mené des essais sur plusieurs années en comparant des programmes débutant à trois à quatre feuilles étalées et jusqu'à douze à treize feuilles étalées et n'ont pas observé de différence. « Nous préconisions jusqu'en 2013 de démarrer à sept-huit feuilles, rappelle Benjamin Alban. Mais les résultats de nos essais nous conduisent à envisager de démarrer plus tard, à neuf-dix feuilles étalées dans les parcelles non sensibles, en évitant d'utiliser du soufre ou du quinoxifène. Dans les parcelles conduites en bio et celles à fort historique oïdium, nous restons sur une préconisation à sept-huit feuilles. » En Champagne, la même réflexion est en cours.

3. Ne relâchez pas les cadences

La lutte anti-oïdium doit être sans répit. Si la pression mildiou est plus faible et vous conduit à diminuer les passages, n'oubliez pas pour autant l'oïdium, qui peut se développer de façon insidieuse, sans sporulation. Restez donc vigilant et ne relâchez pas le rythme de renouvellement des anti-oïdiums. « Les cadences doivent être régulières tout au long de la campagne, et peuvent être raccourcies d'un à deux jours en cas de forte pression et/ou de pousse rapide, souligne Benjamin Alban. En 2013, les vignerons ont globalement respecté cette stratégie. Cela a été la clé du succès. Par chance, la météo permettait de bénéficier de fenêtres d'intervention tous les huit à dix jours. L'oïdium n'a entraîné que peu de dégâts. »

De son côté, Jean-Luc Dedieu préconise de « resserrer les cadences en période de forte pression, en période de pousse active et en cas de pluie lessivante pour les produits de contact ».

4. Soignez la pulvérisation

Veillez à bien régler votre pulvérisateur. « Une mauvaise qualité de pulvérisation peut amplifier l'oïdium. Il faut traiter en face par face, à environ 5,5 ou 6 km/h maximum », observe Bernard Molot. « Mis à part les deux premiers traitements, la pulvérisation doit être bien ciblée sur les grappes, en particulier après la fleur », ajoute Benjamin Alban.

5. N'alimentez pas les résistances

« En 2012, la résistance aux QoI a encore progressé et concerne désormais tous les vignobles », indique la note nationale maladies de la vigne 2013, qui précise « que l'on a pu observer une baisse significative d'efficacité à partir d'une seule application ». En Saône-et-Loire, Benjamin Alban a constaté l'année dernière que « les résultats des tests biologiques effectués sur des parcelles ayant subi des échecs de protection indiquaient à chaque fois des pourcentages importants de souches résistantes aux QoI (entre 30 et 100 %) ». Il conseille alors de « limiter, voire de supprimer, le recours aux QoI pendant quelque temps ».

En Champagne, Jérémy Isaac a lui aussi relevé « une baisse d'efficacité » de ces fongicides. Et il a des suspicions de résistances aux IDM. La note nationale 2013 recommande une seule application de QoI par an contre l'oïdium, de préférence en association avec des produits à mode d'action différent. Au sujet des IDM, la note nationale signale la présence d'une résistance, « avec un impact variable sur l'efficacité en fonction des substances actives ». Elle préconise de ne pas utiliser le même IDM durant toute la saison et de se limiter à trois applications, de préférence deux, non consécutives.

Cette même recommandation s'applique à la spiroxamine. Le quinoxyfène est également sous surveillance : son utilisation est à restreindre à deux applications maximum, de préférence non consécutives, en prenant en compte l'emploi de proquinazid. La note nationale préconise d'alterner les fongicides à mode d'action différents et souligne qu'il n'existe pas de résistance croisée entre les familles chimiques.

6. Encadrez bien la floraison

Avant la fleur, la réceptivité des feuilles à l'oïdium est très élevée. Après, ce sont les grappes qui sont les plus sensibles. « La vigne doit être systématiquement protégée du début de la floraison jusqu'à la nouaison, insiste Bernard Molot. À cette période, si l'on utilise des antimildious systémiques, on peut appliquer des anti-oïdiums qui ont la même cadence de renouvellement, comme un IDM, un quinoxifène ou un QoI associé à une autre matière active. Le soufre poudre, à la fleur ou à la nouaison, garde aussi tout son intérêt. »

En Saône-et-Loire, Benjamin Alban conseille d'utiliser « un QoI associé au boscalid pour le début de la floraison. Mais on peut aussi utiliser un IDM ou la métrafénone si cela respecte mieux les alternances. On peut également effectuer un traitement au soufre poudre en pré ou en fin floraison pour renforcer la protection ».

En Champagne, Jérémy Isaac recommande aussi cette matière active à la fleur : « Un poudrage peut être une solution en début de période sensible sur des parcelles à historique, où il peut exister des contaminations sur feuilles difficiles à détecter. Sur les zones sensibles, nous préconisons d'éviter les QoI et les IDM pour ne pas risquer une perte d'efficacité. Une application de soufre peut également être réalisée en intercalaire entre deux interventions, dans un programme comprenant un produit curatif (spiroxamine ou meptyldinocap) puis un préventif (métrafénone). »

Du côté de Bayer, Jean-Luc Dedieu conseille « d'alterner les familles chimiques et de privilégier les anti-oïdiums homologués également contre le black-rot : Nativo (tébuconazole et trifloxystrobine), trifloxystrobine solo ou notre nouveau produit, Luna Sensation, qui assure une protection de vingt et un jours quels que soient l'historique de la parcelle et la pousse. Ce qui apporte une sécurité et un confort d'utilisation uniques en période de haute sensibilité ».

7. En cas d'attaque déclarée, réagissez vite

« Dans cette situation, nous préconisons deux applications de spiroxamine à pleine dose à une cadence resserrée de sept jours », intervient Jean-Luc Dedieu. Benjamin Alban confirme que l'on peut éventuellement utiliser cette matière active ou intercaler, entre deux traitements, une intervention ciblée sur les grappes réalisée avec du soufre à mi-dose, associé ou non avec du Karathane 3D (meptyldinocap) à mi-dose. Jérémy Isaac recommande aussi le soufre : « Sur attaque déclarée, il permet de calmer le jeu et de limiter l'évolution de la maladie. » Même position pour Bernard Molot : « Le soufre poudre est la moins mauvaise des solutions dans cette situation. »

8. Stoppez la lutte au bon moment

« En 2013, la vigne a eu jusqu'à trois semaines de retard par rapport à une année moyenne. De ce fait, il fallait souvent retarder le dernier traitement pour s'adapter au retard de végétation », commente Jean-Luc Dedieu. « La pluie et les températures fraîches jusqu'en juillet ont été peu favorables à l'oïdium, mais la maladie s'est ensuite développée tardivement. Il fallait rester vigilant jusqu'à véraison complète », souligne Benjamin Alban.

Dans tous les cas, il faut se caler sur le cycle végétatif et l'état sanitaire de la vigne. « En l'absence de symptômes sur grappes, on peut arrêter la protection à la fermeture de la grappe. Sinon, il faut protéger la vigne jusqu'à la véraison », illustre Jean-Luc Dedieu. Une règle admise par tous.

Benjamin Alban conseille surtout pour le chardonnay de faire un diagnostic précis dix à vingt jours après le traitement effectué à la fermeture de la grappe. S'il n'y a pas de symptômes, on peut stopper la lutte. Dans le cas contraire, il faut la poursuivre jusqu'à la véraison. Jérémy Isaac préconise lui aussi de « traiter jusqu'à la véraison en cas de symptômes, avec du soufre ou du Karathane 3D ».

Pour les vignobles du sud de la France, Bernard Molot détaille : « En l'absence de symptômes au début de la fermeture de la grappe, on arrête la protection, sauf pour le muscat petit grain, le chardonnay et le piquepoul, en secteurs très sensibles. Si l'on dénombre 10 à 30 % de grappes oïdiées, un à deux traitements de plus peuvent enrayer la progression de la maladie. Au delà de 30 % de grappes oïdiées, on peut effectuer deux traitements supplémentaires, mais sans trop d'espoir. » Le responsable du pôle IFV Rhône-Méditerranée conseille également un traitement au cuivre début véraison pour diminuer le nombre de cléistothèces.

QUOI DE NEUF? LE RETOUR DES POUDRAGES DE SOUFRE

« Le marché du soufre poudre représente 160 000 ha déployés, soit 3 % des anti-oïdiums vignes, indique Philippe Sunder, chef de marché cultures pérennes chez Cerexagri. Les poudrages de soufre sont souvent pratiqués en encadrement de fleur. » Ces poudrages sont très répandus en bio et progressent parmi les vignerons en conventionnel afin de remédier aux risques de résistances. De plus, le soufre poudre a un effet curatif. « Il a été très utilisé en 2013 contre l'oïdium », confie Benjamin Alban, de la chambre d'agriculture de Saône-et-Loire. Il est préférable d'appliquer le soufre poudre par temps lumineux et sec dans les 24 à 48 heures après le traitement pour bénéficier pleinement de son effet vapeur. « Plus la luminosité sera élevée, plus la quantité de soufre évaporée sera importante. Mais le soufre poudre agit même par temps peu lumineux, note Philippe Sunder. Il faut en revanche effectuer le poudrage en l'absence de vent et lorsque les températures sont supérieures à 15°C. » Le soufre poudre est irritant. Si votre tracteur n'est pas équipé d'une cabine filtrée, protégez-vous avec une combinaison, des gants, un masque et des lunettes.

Les grappes très atteintes sont les plus préjudiciables

La qualité du vin peut être amoindrie dès que la vendange comporte 5 % de grappes très touchées par l'oïdium (plus de 40 % des baies attaquées), selon des études conduites depuis plusieurs années par BASF Agro et le groupe ICV (Institut coopératif du vin). Au-delà de 10 % de grappes très oïdiées, l'impact de la maladie ne peut pas être corrigé en vinification. En bouche, les vins sont plus amers et plus astringents. Au nez, les dégustateurs perçoivent des notes désagréables de champignon, de poireau ou de moisi. Cependant, d'après Jacques Rousseau, responsable des services viticoles de l'ICV, la présence dans la vendange jusqu'à 30 % de grappes peu touchées n'entraîne pas de conséquences graves sur la qualité du vin.

QUOI DE NEUF? LUNA : VINGT ET UN JOURS DE PROTECTION SANS FAILLE

- Pour cette campagne 2014, Bayer mise beaucoup sur le lancement de Luna Sensation, un nouveau fongicide à base de trifloxystrobine et de fluopyram, une matière active issue de la nouvelle classe chimique des pyridinyl éthyl benzamides (Sdhi). Ce produit également vendu sous le nom de Luna Xtend « propose un nouveau concept de protection basé sur une adaptation de la dose d'utilisation à l'attente du viticulteur. À 0,2 l/ha, le produit assure vingt et un jours de protection oïdium sans faille. À 0,15 l/ha, c'est une protection de haut niveau de quatorze jours qui est proposée au viticulteur pour qui le mildiou décide des cadences de traitement », explique Jean-Luc Dedieu, chef marché vigne. Cependant, dans les parcelles également sujettes au black-rot, il faut appliquer 0,2 l/ha de Luna et renouveler le traitement après quatorze jours.

- Syngenta a lancé dès 2013 deux nouveaux anti-oïdiums à base de cyflufénamid (CFF) appartenant à une nouvelle famille chimique au mode d'action différent des fongicides existants. Dynali/Rocca associe le CFF et le difénoconazole, un IDM, et assure quatorze jours de protection. Son solvant, novateur, est issu de la fermentation de sucres (DML). Cidely, à base de CFF seul, « allie une excellente action préventive à un effet curatif ». Sa cadence est de quatorze jours. Certis commercialise le même produit sous le nom de Cyflodium.

- De Sangosse propose depuis l'an dernier Star Pro, à base de tebuconazole (IDM) très concentré. Doté d'une action curative et préventive, il protège la vigne durant quatorze jours selon la firme. Autre produit De Sangosse, Armicarb est homologué sur botrytis et oïdium. Il est composé de bicarbonate de potassium et agit par contact, avec un effet stoppant sur les mycéliums. La firme le préconise contre l'oïdium à partir du stade cinq-six feuilles étalées jusqu'à la préfloraison, à la dose de 3 kg/ha en association avec 2 kg/ha de soufre. Ce produit peut permettre de réduire les doses de soufre.

- Vivagro a aussi lancé en 2013 Prev-Am/Limocide, homologué sur mildiou et oïdium (lire encadré « Et en bio ? »). À base d'huile essentielle d'orange douce, il promet une action curative. Il peut être appliqué avec du soufre. Utilisé seul, sa persistance d'action est de sept à dix jours en début de saison, sept jours à partir du stade boutons floraux séparés.

ET EN BIO ? Le soufre à doses croissantes au fil de la saison

Le soufre reste incontournable. En début de saison, il s'emploie à 8 kg/ha plutôt qu'à 12,5 kg/ha, la dose homologuée. Les bios peuvent également utiliser Prev-Am et Armicarb.

EN DÉBUT DE CAMPAGNE, comme le feuillage est peu développé, les vignerons en bio commencent à traiter avec moins de 8 kg/ha de soufre mouillable. « Ils appliquent ensuite entre 8 et 10 kg/ha de soufre mouillable, à des cadences de dix à douze jours entre la préfloraison et la fermeture de la grappe », explique Nicolas Constant, ingénieur-conseil à Sudvinbio (1). Ce dernier recommande également deux applications de soufre poudre à la fin de la floraison et à la fermeture de la grappe.

En Bourgogne, le Service d'écodéveloppement agrobiologique et rural de Bourgogne (Sedarb) préconise de démarrer la protection à partir du stade sept à huit feuilles étalées pour la majorité des parcelles. « Certains vignerons anticipent le premier traitement pour intervenir dès trois-quatre feuilles étalées sur des parcelles à historique. Mais dans un essai réalisé en 2012, nous n'avons pas constaté de différence significative entre un premier traitement réalisé à trois-quatre feuilles et un à sept-huit feuilles », assure Odile Cadiou. Pour les premiers traitements, la conseillère viticole du Sedarb recommande d'utiliser 7 à 8 kg/ha de soufre. « À la floraison et sur des parcelles à historique fort, on peut aller jusqu'à 12,5 kg/ha », complète-t-elle. Les vignerons qui souhaitent faire un poudrage peuvent l'effectuer « à la chute des capuchons floraux ou à la nouaison ».

Outre le soufre, les bios ont à leur disposition Prev-Am/Limocide. « Il n'est pas encore très utilisé, remarque Nicolas Constant. Certains l'ont appliqué en 2013 en association avec du soufre et ont constaté une efficacité intéressante. Employé seul, il n'a pas de persistance d'action. Mais des essais ont montré qu'en solo sur oïdium à drapeaux en début de saison, il a une efficacité équivalente au soufre. » En Anjou, Sébastien Beauvallet, de la CAPL, a proposé en 2013 le Prev-Am « durant toute la campagne, à la dose de 0,6 l/ha, associé à 5 kg de soufre mouillable. Les résultats sont satisfaisants ». Toutefois, la note nationale maladies de la vigne 2013 le déconseille sur des parcelles à drapeaux ou face à une forte pression. Même chose pour l'Armicarb, autre produit récemment homologué à base de 850 g/kg de bicarbonate de potassium.

(1) Sudvinbio édite un document intitulé « La maîtrise de l'oïdium en viticulture biologique en Languedoc-Roussillon ». Renseignements : contact@sudvinbio.com

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