DOSSIER - Jardins, espaces végétalisés et infrastructures

Conférence AFFP : protéger les végétaux choisis

GILBERT CHAUVEL, expert national DGAL ZNA - Cultures ornementales et président de la CoZNA de l'AFPP. - Phytoma - n°705 - juin 2017 - page 33

La deuxième partie du compte rendu et des impressions à l'issue de la conférence de Toulouse porte sur la protection de la végétation à favoriser, qu'il s'agisse d'arbres forestiers et ornementaux ou de gazons...
Les pins ont été évoqués lors de la conférence dans la session « Forêt », à propos de leur processionnaire. Bien entendu, les communications intéressent aussi les jevi, jardins, espaces verts et infrastructures !  Photo : Pixabay

Les pins ont été évoqués lors de la conférence dans la session « Forêt », à propos de leur processionnaire. Bien entendu, les communications intéressent aussi les jevi, jardins, espaces verts et infrastructures ! Photo : Pixabay

Papillons de pyrale du buis. Les nouveaux ennemis du buis, dont ce ravageur fait partie (l'autre ennemi est la cylindrocladiose), ont fait l'objet de quatre communications. Elles ont été présentées dans la session « Arboriculture ornementale » même si la pyrale peut aussi s'attaquer aux buxeraies naturelles en milieu forestier.  Photo : M. Guérin - Plante & Cité

Papillons de pyrale du buis. Les nouveaux ennemis du buis, dont ce ravageur fait partie (l'autre ennemi est la cylindrocladiose), ont fait l'objet de quatre communications. Elles ont été présentées dans la session « Arboriculture ornementale » même si la pyrale peut aussi s'attaquer aux buxeraies naturelles en milieu forestier. Photo : M. Guérin - Plante & Cité

Les sessions consacrées à la protection des végétaux des zones non agricoles contre leurs bioagresseurs font l'objet de ce deuxième article. À commencer par les ravageurs des massifs forestiers.

Session « Forêt » : les ravageurs en vedette

Animée par Bernard Boutte, du pôle interrégional de la santé des forêts Sud-Est, la session « Forêt » a ouvert ce colloque par cinq communications orales portant toutes sur des ravageurs et leurs moyens de gestion.

Face au hanneton forestier

Louis-Michel Nageleisen (DSF Nord-Est) a ouvert la première session par une intervention sur le hanneton forestier, se proposant d'expliciter les pullulations dans les forêts du nord de l'Alsace et dans la forêt domaniale de Compiègne.

Divers facteurs testés ayant trait aux caractéristiques des peuplements, des stations et de l'épidémiologie du ravageur ont pu notamment montrer les effets importants de l'existence des signalements antérieurs à une courte distance de jeunes plantations, avec des zones de foyers qui persistent au cours du temps. Par ailleurs, la texture sableuse semble très propice à la réussite du cycle biologique.

Cependant, il apparaît que de futures données issues de l'observatoire du hanneton seront nécessaires pour interpréter ces pullulations : modifications environnementales, déficit d'observations passées, changements dans les stratégies de lutte.

Mésange contre chenille processionnaire du pin

Jean-Claude Martin (Inra Avignon) a rapporté une étude très originale et de grande ampleur concernant les effets régulateurs des mésanges sur les populations de chenilles processionnaires du pin. Quatre sites naturels du sud-est de la France ont été équipés à raison de six à vingt nichoirs/ha entre 2006 et 2009, et les effets des aménagements ont été évalués sur le nombre de couvées jusqu'en 2015.

Les résultats sont à la fois séduisants et encourageants : la dynamique des populations du ravageur a été significativement réduite par rapport à celle observée au sein des parcelles témoins non aménagées, et le nombre de couvées de mésanges est positivement lié au nombre de nichoirs installés (NDLR : voir aussi l'article dans Phytoma n° 697 d'octobre 2016, p. 20).

De nombreux espoirs sont mis dans l'utilisation de ce mode de gestion biologique, notamment pour les plantations de pins des espaces verts et forêts urbaines fréquentés par le public en raison des contraintes renforcées vis-à-vis de l'emploi des produits phytosanitaires.

La lutte contre les processionnaires (celle du pin mais aussi celle du chêne) est au coeur d'enjeux sanitaires importants en raison de leurs caractères allergènes vis-à-vis des habitants et animaux domestiques vivant dans les lieux à risques ou les fréquentant. De nombreuses recherches entamées depuis une décennie ont vu un grand nombre de leurs résultats mis à la connaissance du public au sein de nos colloques antérieurs.

Processionnaire du pin et bombyx disparate

Hilal Tunca (Inra Antibes), envisageant une lutte biologique contre la processionnaire du pin et le bombyx disparate par des parasitoïdes encyrtides oophages indigènes, a testé l'élevage de deux d'entre eux : Ooencyrtus pityocampae et Ooencyrtus kuvanae, sur un hôte de substitution, Philosamia ricini alimenté sur feuilles d'ailanthe.

Cet hôte semble intéressant pour envisager la production de masse de ces deux parasitoïdes. Cela pourrait permettre à terme des lâchers de masse pour réguler respectivement les attaques de processionnaire sur pin et celles du bombyx disparate sur chêne.

Scolyte du caroubier et insectes xylophages

Jean-Baptiste Daubrée (DRAAF SRAL PACA) a présenté l'évolution de la répartition du scolyte du caroubier Xylosandrus crassiusculus depuis sa détection à Nice en 1974, ainsi que l'efficacité des stratégies de suivi et de lutte mises en place. Ce cas emblématique de scolyte xylémophage d'origine tropicale nous enseigne qu'une détection précoce avec des moyens appropriés doit être réussie si l'on veut obtenir une éradication avec une chance de réussite. L'obtention rapide d'une connaissance la plus exhaustive possible des éléments de biologie est aussi nécessaire pour appréhender l'étendue potentielle de la menace et structurer en conséquence les plans de surveillance et d'urgence.

En fin de session, Olivier Denux (Inra Orléans) a montré l'intérêt de disposer des pièges génériques pour la détection précoce des xylophages exotiques dans les lieux d'arrivée massive de marchandises (ports, aéroports, marchés internationaux). La capacité de piéger la quasi-totalité de la gamme d'insectes xylophages permettra de renforcer efficacement la sécurité phytosanitaire aux frontières à moindre coût. Les échanges pouvant être l'occasion de dispersion pour des dizaines d'espèces, identifier leur nature, leur importance et leur provenance permettra de mener des actions préventives efficaces et appropriées pour la sauvegarde des plantations ligneuses forestières, agricoles et en espaces verts.

Session « Arboriculture ornementale »

Face à la bactérie Xylella fastidiosa

La session « Arboriculture ornementale », animée par Marie-Paule Jugnet (Santé des végétaux), a donné lieu à six exposés oraux et cinq posters. La communication de Jean-Yves Rasplus (Inra Montpellier) a porté sur les méthodes de détection précoce à haut débit concernant les sous-espèces de la bactérie Xylella fastidiosa et ses vecteurs ; elle constitue, à n'en point douter, une des interventions phares de la conférence. L'importance de ce sujet est étroitement liée au pouvoir de nuisibilité économique potentiel exceptionnel de ce pathogène, lui-même corrélé à sa très grande polyphagie sur les espèces économiquement les plus importantes, à son importante variabilité génétique et au grand nombre d'espèces d'insectes vecteurs assurant sa propagation.

Les qualités scientifiques et les facilités pédagogiques singulières du conférencier lui ont permis de faire comprendre au public, avec une grande clarté, tout l'enjeu de connaître rapidement et en temps réel, aux diverses échelles d'une parcelle, d'une exploitation, d'une commune ou de toute autre entité géographique, les plantes-hôtes contaminées, les vecteurs infectieux, les sous-espèces de X. fastidiosa et leurs souches.

Ces nouveaux outils de séquençage de fragments d'ADN pourraient permettre à la fois de détecter les insectes porteurs des bactéries, d'identifier les sous-espèces et souches bactériennes impliquées et de déterminer les espèces végétales sur lesquelles ces vecteurs ont absorbé récemment la sève.

Ce formidable challenge, s'il est réussi, permettra, à moindre coût, de connaître les dynamiques de transmission et l'évolution de la virulence de cette bactériose, de renforcer nos connaissances des interactions entre les plantes hôtes, Xylella et ses vecteurs. Il en résultera, pour le gestionnaire du risque, une rationalisation des plans de surveillance vers un meilleur ciblage et une meilleure efficacité des plans de lutte par leur adaptation aux situations réelles.

Jean-François Germain (Anses) a présenté un poster synthétique récapitulatif de l'ensemble des espèces hôtes vectrices de Xylella fastidiosa présentes en France et en Corse et des éléments d'identification discriminants des familles entomologiques concernées.

La lutte biologique

Anthony Droui (GIE fleurs et plantes du Sud-Ouest), s'appuyant sur une quinzaine d'années d'études et d'observations, a ensuite exposé les stratégies possibles de lutte biologique par augmentation avec lâchers inondatifs, et par conservation. Ces stratégies complémentaires se révèlent efficaces à condition de bien analyser le contexte environnemental des relations tri-trophiques végétal/ravageur/auxiliaire.

Ces résultats obtenus en pépinières de plein air sont transférables en ville sous réserve de bien prendre en compte les contraintes propres au milieu urbain, notamment les conséquences de l'anthropisation et le morcellement des espaces végétalisés.

Pyrale : que faire pour les buis ?

Après les interventions qui avaient déjà eu lieu lors des précédents colloques, quatre communications portant sur la pyrale (Cydalima perspectalis) et la cylindrocladiose du buis (Cylindrocladium buxicola) sont venues faire le point des avancées obtenues dans le cadre de l'important programme de recherches et développement Save Buxus. Audrey Bras (Inra Orléans), Maxime Guérin (Plante & Cité) et Marine Venard (UEFM Inra PACA), partenaires de ce programme, ont abordé respectivement la diversité génétique de la pyrale dans une approche phylogéographique, les stratégies globales de gestion durables (NDLR : voir aussi Phytoma n° 697 p. 26) et la performance parasitaire de souches de trichogramme.

Les études de variabilité génétique portant sur un marqueur génétique mitochondrial provenant d'échantillons prélevés en Corée, en Chine et dans les seize pays européens envahis par la pyrale, ont pu montrer que les diversités génétiques observées en Asie et en Europe étaient quasi équivalentes et que l'origine des pyrales présentes en Europe est probablement chinoise.

Les méthodes de lutte alternatives testées individuellement contre la pyrale génèrent des efficacités relativement insuffisantes mais peuvent donner des niveaux d'efficacité intéressants lorsqu'elles sont « savamment » combinées. Les plus grands espoirs pour aboutir à une lutte non chimique efficace contre ce fléau résident dans la création de cultivars résistants et dans les techniques de lutte microbiologiques.

Les travaux de l'Inra, qui ont testé les capacités parasitoïdes de 54 souches de trichogramme, ont pu montrer un premier intérêt de trois souches pour lesquelles des essais supplémentaires en mésocosmes continuent.

Laurent Jacob (Astredhor) a présenté un document de synthèse très attendu et relativement unique à ce jour : le guide de bonnes pratiques contre la cylindrocladiose et autres pathogènes du buis ; les tests de tolérance mis en place ont pu révéler des résultats prometteurs pour certains cultivars de Buxus sempervirens et B. microphylla. Les résultats issus des essais expérimentaux d'efficacité de divers produits de biocontrôle sont globalement assez décevants en termes de niveau et de régularité d'efficacité. Outre une abondante documentation sur la symptomatologie et la biologie de cette maladie, ce guide examine toutes les possibilités de lutte actuellement disponible dans un esprit de protection intégrée.

Psylle, casse, déracinement

Un poster d'Anne Roberti (Fredon PACA) présentant un nouveau psylle sur Ficus microcarpa en expansion en PACA (Macrohomotoma gladiata) permet d'alerter sur la surveillance à opérer sur son devenir.

Deux autres posters proposés par des arboristes italiennes Benedetta Roatti et Stefania Gasperini (AR.ES SAS) ont abordé respectivement les phénomènes de rupture d'arbres en ville et de déracinement. L'adoption d'une database aux échelons local et national permet de comprendre tous les facteurs qui interagissent avec les risques de casse et d'adopter des mesures de gestion minimisant les risques et coûts sociaux qui y sont liés.

Au travers de l'exemple du pin parasol, il est montré combien la stabilité d'un arbre est liée avec sa morphophysiologie et l'anatomie de son système racinaire, démontrant combien ces critères sont importants à prendre en compte dans les analyses de dangerosité.

Drones anticharançon rouge

Un poster de Samantha Besse (Arysta) sur des tests d'utilisation de drones montre que leur potentiel peut présenter un grand intérêt pratique dans la lutte contre le charançon rouge des palmiers (NDLR : voir aussi Phytoma n° 697 d'octobre dernier, p. 16). Les bénéfices en terme de localisation et de précision des applications, la limitation des risques pour les opérateurs et travailleurs, les facilités d'accès aux espaces parfois très confinés à traiter ne manqueront pas d'interroger les autorités sur une éventuelle évolution de la réglementation d'interdiction d'application au moyen d'aéronefs.

Session « Gazons »

Fertilisation et lumière

Restreinte en terme de nombre de communications (cinq présentations orales), la session « Gazon », animée par Ollivier Dours (Ecoumène), n'en fut pas moins attrayante par la qualité des présentations.

Stéphane Grolleau (Compo Expert) a exposé les résultats d'une nouvelle méthode de fertilisation des gazons associant des formes d'engrais à libération lente (isobutylidène diurée et crotonylidène diurée) à une préparation microbienne à base de Bacillus amyloliquefaciens. Le principe est de combiner la libération progressive de l'azote des formes dites « retard » avec la biodisponibilité du phosphore et la stimulation de l'enracinement apportées par le B. amyloliquefaciens. Il en ressort une amélioration de la densité du gazon, de ses capacités photosynthétiques et de captation du CO2 séquestré sous forme carbone organique.

Une intervention originale de Samuel Laboisse (Inra de Lésignan) s'est focalisée sur l'étude d'une des conditions micro-climatiques essentielles au bon état physiologique des gazons dans les stades de grand jeu : la lumière, en lien avec les caractéristiques architecturales de quatre grands stades français situés sous divers climats.

La hauteur du toit, l'ouverture centrale, l'écart entre pelouse et aplomb du toit sont autant de critères (outre la latitude) conditionnant les qualités et quantités de lumière reçues, largement déterminantes sur l'état végétatif et sanitaire des gazons. Ces différences d'accession à l'ensoleillement expliquent les raisons d'une faible qualité des pelouses au sein de certains stades, ou à certains endroits d'un même stade.

Cette étude contribue à ouvrir un champ qui, par région, permettra d'évaluer des configurations architecturales optimales pour un éclairement de pelouses favorable à de meilleurs états végétatifs et sanitaires, donc une réduction des intrants.

Trois exposés pour les golfs

La présentation par Thomas Charrier (Fédération française de golf) des résultats d'une importante enquête (135 questions posées ! 58 % de réponse sur les 620 golfs répondants) a permis de porter à connaissance un état très complet des pratiques phytosanitaires et culturales mises en oeuvre par les intendants de golfs.

Il ressort que 96 % des surfaces des parcs de golf (zones naturelles, rough et fairways) reçoivent annuellement de zéro à trois traitements par an (toutes fonctions confondues) et que seulement 4 % des surfaces (départs, greens) font l'objet de un à neuf traitements par an. Les opérations d'irrigation, drainage, fertilisation, tonte, aération et usage d'intrants alternatifs connaissent une mutation sans précédent vers un ajustement des pratiques aux besoins vitaux des gazons, une adaptation aux conditions édapho-climatiques ambiantes et une gestion différenciée focalisée de plus en plus sur la préservation de la biodiversité et le renforcement des services écosystémiques en découlant.

Les professionnels des golfs ont résolument pris une orientation écologique responsable dans leur méthode de gestion, mais souhaitent pouvoir sauvegarder des solutions techniques de protection suffisantes pour préserver, en cas de besoin, l'état de jouabilité des terrains.

La société Koppert (Thibault Verfaille), dont les activités sont entièrement orientées vers le développement de solutions de biocontrôle, nous a présenté des résultats encourageants dans la lutte contre le dollar-spot avec la souche T22 de Trichoderma harzianum ; les diverses espèces de vers blancs peuvent être régulées avec l'application de nématodes entomopathogènes Heterorhabditis bacteriophora. Des stratégies globales associant ces produits de biocontrôle avec des opérations d'aération mécaniques améliorent les niveaux d'efficacité.

Enfin, la dernière intervention, par Laurent Murail (golf de Touraine), a pu mettre en évidence tout l'intérêt pour les professionnels du golf de disposer, dans chaque région, d'une plateforme de collections variétales de gazons permettant de tester leurs comportements agronomiques et leur adaptation aux conditions environnementales propres à chaque terrain.

Cet outil d'expertise collective permettra des choix de cultivars et espèces les plus adaptées régionalement, générera des données pour l'épidémiosurveillance et laisse ainsi espérer des possibilités de réduction d'intrants... si l'on admet qu'une meilleure adaptation au milieu est gage d'un état végétatif et sanitaire amélioré.

RÉSUMÉ

CONTEXTE - La quatrième conférence sur les jevi de la CoZNA de l'AFPP a permis de faire le point sur la santé des végétaux de ces espaces.

FORÊTS - Les exposés de la session « Forêt » ont porté sur le hanneton forestier Melolontha hippocastani, la processionnaire du pin Thaumetopoea pityocampa, le scolyte du caroubier Xylosandrus crassiusculus et la détection des autres xylophages.

ARBRES D'ORNEMENT - La session « Arbres d'ornement » a évoqué les nouveaux outils de détection/caractérisation de Xylella fastidiosa, la protection du buis contre la pyrale Cydalima perspectalis et la cylindrocladiose Cylindrocladium buxicola, celle du palmier contre le charançon Rhynchophorus ferrugineus, la découverte en France sur ficus du psylle Macrohomotoma gladiata et la lutte biologique.

GAZONS - Les exposés sur les gazons ont évoqué leur physiologie en lien avec leur nutrition et l'éclairement, et la protection de ceux des golfs avec entre autres les moyens biologiques.

MOTS-CLÉS - Jevi (jardins espaces végétalisés et infrastructures), ZNA (zones non agricoles), AFPP (Association française de protection des plantes), forêt, arboriculture ornementale, gazon.

POUR EN SAVOIR PLUS

CONTACT : gilbert.chauvel@agriculture.gouv.fr

LIEN UTILE : www.afpp.net

BIBLIOGRAPHIE : les annales de cette rencontre sont disponibles auprès de l'AFPP (lien ci-dessus).

Voir aussi les articles de J.-C. Martin et al., M. Guérin et al., et S. Besse et al., dans Phytoma n° 697 d'octobre 2016.

L'essentiel de l'offre

Phytoma - GFA 8, cité Paradis, 75493 Paris cedex 10 - Tél : 01 40 22 79 85