C'est la consternation dans le sud de la Gironde. « Le gouvernement a décidé de poursuivre la procédure Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) pour les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse », a annoncé Alain Vidalies, le ministre des Transports, sur son compte Twitter, le 26 septembre.
Cette annonce est un « violent » et « terrifiant » déni de démocratie pour Xavier Planty, le président du Syndicat viticole de Sauternes Barsac. Il rappelle que l'enquête publique avait rendu un avis défavorable au projet. Il se dit attristé par « une décision politique qui rejette toute logique écologique. Ils partent du principe que si l'on arrache un arbre, il suffit de le replanter. Mais les choses sont liées de manière bien plus complexe... »
Le vignoble craint, en effet, que les infrastructures pour la ligne Bordeaux-Toulouse perturbent la formation des brumes matinales dans la vallée du Ciron, indispensables à l'apparition de la pourriture noble. « Le rouleau compresseur est en marche », alerte Dominique Guignard. Le président du Syndicat viticole de Graves regrette que les propositions de tracés alternatifs n'aient pas été retenues en dix ans de débats. Les représentants du vignoble ne rejettent pas le projet en lui-même, ils souhaitent seulement en faire bouger les lignes.
Ils pourront compter sur Gilles Savary qui se revendique le « député du Sauternes » déterminé à ne pas laisser faire ce « massacre patrimonial et environnemental ».