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VENDRE - Salon

Les femmes et les jeunes inspirent Vinisud

PAR LA RÉDACTION - La vigne - n°284 - mars 2016 - page 58

Au salon de Montpellier, les rosés montent en gamme, les cuvées explorent les codes féminins ou se choisissent un prénom, histoire de se faire adopter par le beau sexe et les jeunes, relais de croissance de la consommation.

Humour et élégance au féminin Une princesse (thermo)sensible

 CÉDRIC FAIMALI

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Le Cellier des Princes, à Châteauneuf-du-Pape, veut créer des vins « plus accessibles pour toucher de nouveaux consommateurs ». La Princesse s'inscrit dans cette démarche. L'étiquette de ce rosé « décalé » est l'oeuvre d'une artiste qui a exposé au caveau. Une étiquette volontairement « attractive et humoristique » et, surtout, thermosensible. Lorsque le vin est à 12 °C, « la princesse sourit, ses joues rosissent, le verre se remplit et "tchin-tchin" apparaît dans sept langues », détaille Pierre Cohen, directeur du Cellier des Princes. La princesse n'est pas restée seule très longtemps : un prince l'accompagne, en version vin rouge. Prix : 3,90 euros au caveau.

Humour et élégance au féminin Mademoiselle Pomelle

 CÉDRIC FAIMALI

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Le nom de ce rosé évoque un célèbre parfum de Chanel destiné aux femmes à la sortie de l'adolescence. Des lettres aux entrelacs aériens ornent une étiquette simple et pure. Assemblage de grenache, cinsault, carignan et syrah, la cuvée vise une certaine complexité aromatique, avec une bouche gourmande et désaltérante. « Elle sera distribuée sur le marché français, en Belgique et aux États-Unis », indique Rhonéa, à l'origine de cette AOP Ventoux, visant clairement les jeunes femmes. Prix : 7,20 euros, 150 000 cols.

Humour et élégance au féminin Boudoir et dentelle

 CÉDRIC FAIMALI

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« Il n'y a qu'une femme pour oser faire un truc pareil ! », souligne la vigneronne Frédérique Olivié. Sa nouvelle cuvée, le rosé Confidences, n'a pas d'étiquette. À la place, une « enveloppe galante », dessinée par la créatrice Chantal Thomass, est accrochée à la bouteille. On peut y glisser des mots doux. Le tout dans un univers entre boudoir élégant et lingerie rose bonbon. Visant le secteur traditionnel, ce vin doit être lancé au printemps. Pour Frédérique Olivié, il s'agit d'une première étape dans son projet de création d'une gamme de « vins au féminin » pour son château Le Bouïs, à Gruissan (Aude).

Prix : 14,50 euros TTC, 10 000 à 15 000 cols.

Ça bulle dans tous les sens Bar militant

 CÉDRIC FAIMALI

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« Nous sommes ici pour rappeler que les IGP effervescents existent, que leur cahier des charges est homologué. On peut donc en produire et en commercialiser », rappelle Florence Barthès, directrice d'InterOc, qui tenait un bar à bulles au salon. Une réponse au recours déposé par le syndicat des crémants contre huit IGP effervescents, dont le Pays d'Oc. Au bar, les visiteurs pouvaient découvrir plusieurs cuvées en blanc ou en rosé, dont un surprenant sauvignon, tout en nuances.

Ça bulle dans tous les sens Raffinées

 CÉDRIC FAIMALI

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Fortant de France (groupe Skalli) lance un effervescent sous sa nouvelle marque Lux Royal : un grenache rosé élaboré en cuve close, vendu 6 euros environ. Sous cette même marque est également lancé un rosé Coteaux varois. « À travers cette marque, nous nous inscrivons dans l'ambiance de la Provence avec des couleurs très pâles. Nous avons créé un habillage classieux et raffiné car le packaging est l'un des premiers critères d'achat pour les vins », commente Marc Besson, responsable de marques grande distribution de la maison sétoise.

Prénoms évocateurs À la gloire du père

 CÉDRIC FAIMALI

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Le négociant-éleveur Gabriel Meffre (Gigondas, Vaucluse), lance la cuvée Gabriel, en hommage à son père fondateur. La nouvelle marque est déclinée en quatre produits, tous des vins de France bicépages : un chardonnay et gros manseng, un merlot et carignan, un syrah et grenache rouge et un syrah et grenache rosé. Destinée à l'export, elle est aussi référencée chez le caviste Nicolas depuis le mois de février. Prix : environ 5 euros, 20 000 cols.

Prénoms évocateurs Ginette et Cie

 CÉDRIC FAIMALI

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Ginette, Simone et Marcel. Cela aurait pu être le titre d'un film, mais ce sont les noms de trois cuvées de côtes-du-roussillon imaginées par les Vignerons catalans : Ginette pour le rosé (60 000 cols), Simone pour le blanc (15 000 cols) et Marcel pour le rouge (25 000 cols). « Cette gamme joue sur une ambiance vintage avec un fond liberty », explique Selma Regincos, la responsable du marketing (photo). Une ambiance pour plaire aux femmes et aux jeunes en grande distribution, en France et à l'export. Prix : 5 euros.

Cocktail de terroir Spritz gascon

 CÉDRIC FAIMALI

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Un cinquième de liqueur d'armagnac aromatisée à l'orange et quatre cinquièmes de mousseux : c'est le « mousquet, le cocktail de Gascogne », explique Élodie Jasiak (photo), des Producteurs réunis Les Hauts de Montrouge, à Nogaro (Gers). Le mousseux est à base de colombard et d'ugni blanc produit par la coop, puis gazéifié par un prestataire. Ajouté à la liqueur, il donne un mélange au nez floral et à la bouche d'orange amère faisant écho au spritz, le cocktail italien à succès. « C'est une façon de rajeunir nos produits », précise Élodie Jasiak.

Les rosés montent en gamme Unique

 © C. FAIMALI

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Il y a plein de jolies filles et puis il y a l'Unique. C'est un peu l'esprit qui guide la cuvée One by les Jolies Filles. Il s'agit d'une série limitée pour cette marque de rosé créée par Wine Not, un négoce cofondé par Paul Aegerter et David Colliot. Cette nouvelle cuvée est produite à 15 000 cols pour un positionnement à 14,90 euros. Elle se prépare à un bel avenir, indique David Colliot : « Si, pour l'instant, elle est produite à partir de notre activité de négoce, nous projetons qu'elle devienne un jour la marque issue de nos propres vignes. »

Les rosés montent en gamme Confidentielle

 CÉDRIC FAIMALI

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La cuvée Constance du domaine Haut-Lirou (Hérault) est un hommage à la petite dernière de la famille Rambier, née en 2014. Seulement 925 bouteilles, toutes numérotées, de ce rosé de qualité sont disponibles. Cette IGP de Saint-Guilhem-le-Désert est un assemblage de 80 % de syrah et 20 % de grenache, élevé en fûts neufs durant quatre mois. Constance se place dans le haut de la gamme de ce domaine qui commercialise également la cuvée Les 3 Poules, soit 350 000 bouteilles par an.

Prix : 14 euros.

Les rosés montent en gamme Fleuron rose

 CÉDRIC FAIMALI

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Taillée sur mesure, la cuvée Rozet by Buzet répond aux enjeux de marketing pyramidal et de développement stratégique des Vignerons de Buzet, qui souhaitent présenter un « fleuron » dans leur gamme de rosés (35 000 hl produits annuellement). Destinée au réseau traditionnel, elle sera commercialisée au printemps 2016 (ses 20 000 cols étant conditionnés en mars). « Le prix de vente conseillé est de 9 euros le col chez les cavistes français. Nous n'avons pas franchi la barre psychologique des 10 euros, du moins tant que nous ne sommes pas perçus comme étant assez légitimes », explique David Bidegaray, le responsable marketing des Vignerons de Buzet. Mais il a bon espoir de faire bouger les lignes...

Vins en scène Beau comme un camion

 © C. FAIMALI

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Deux winetrucks - des camions à vins - s'étaient invités au salon, celui des IGP Pays d'Oc et celui des IGP de Méditerranée. « Nous avons voulu proposer un accès décomplexé à nos produits », explique Marie de Monte, la directrice d'InterVins Sud-Est. « On propose un autre mode de mise en avant dans le salon à nos exposants, avec des cuvées coups de coeur et des tapas », ajoute Delphine Lorentz, la responsable de la promotion d'Inter Oc.

Un goût amer Bordeaux, invité déçu

 © C. FAIMALI

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Le Salon des vins du sud avait invité les Girondins. Une opportunité saisie par 52 domaines et négociants. Mais, à l'heure du bilan, la déception planait. Situés en périphérie des bâtiments, les exposants ont eu l'impression d'avoir été oubliés par les organisateurs. De nombreux visiteurs ont ainsi découvert par hasard leur présence. Et les annonces au micro passées en urgence mardi et mercredi n'y ont rien changé : les allées sont restées désespérément clairsemées...

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