dossier - Bonnes pratiques phytosanitaires en ZNA

Écophyto 2018, mais si c'est logique

Propos recueillis par Marianne Decoin* - Phytoma - n°648 - novembre 2011 - page 17

Christophe Juif, Président de l'UPJ, explique pourquoi cette union professionnelle participe au plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l'Environnement
 ph. M. Doumergue

ph. M. Doumergue

Un lieu concerné par l'arrêté, le parc parisien des Buttes-Chaumont en septembre 2011.

Un lieu concerné par l'arrêté, le parc parisien des Buttes-Chaumont en septembre 2011.

Pourquoi l'UPJ (Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics), union patronale d'entreprises fabriquant notamment des pesticides phytopharmaceutiques, participe-t-elle au plan Écophyto 2018 visant à diminuer l'utilisation des produits en question ? À l'issue du colloque organisé par l'UPJ le 21 septembre, son président, Christophe Juif, a répondu à cette question. Avec comme mots-clés : offre plurielle, garde-fou, opportunité, formation, professionnalisme, bonnes pratiques phytos.

Phytoma :L'UPJ participe au plan Écophyto 2018 depuis son lancement début 2008 suite au Grenelle de l'Environnement de 2007, et ceci de façon active. N'est-ce pas un tantinet masochiste, en tout cas illogique ?

En effet, ce plan a pour objectif de réduire l'utilisation des produits phytos. Or fabriquer et vendre des produits phytos, c'est bien votre business ?

Offre plurielle

Christophe Juif : D'abord, ce n'est pas tout notre business, comme vous dites. Nous avons une offre plurielle.

Nos adhérents fabriquent toutes sortes de produits pour les jardins d'amateurs et les espaces verts et publics.

Nos produits phytos conventionnels font effectivement partie des « pesticides chimiques » visés par l'objectif de réduction d'Écophyto 2018. Mais nos adhérents proposent aussi des produits phytos naturels et des auxiliaires de lutte biologique. Et également des produits d'hygiène publique, certains étant conventionnels et d'autres naturels. Il y a enfin des fertilisants et supports de culture c'est-à-dire des engrais minéraux (« chimiques ») mais aussi organiques, des terreaux, etc.

Phytoma :Ces entreprises proposent des produits différents… Vous arrivez à les fédérer ?

Christophe Juif : Bien sûr !

D'abord, plus de la moitié de nos adhérents proposent à la fois des fertilisants et supports de culture et des produits phytos. Notre marque « Produit naturel » connaît un franc succès.

Quant à la protection des plantes, il faut sortir de l'opposition systématique et stérile et être constructif.

Nos entreprises prennent en compte l'environnement et la sécurité du public. Elles orientent leurs recherches, depuis des années, vers des produits à meilleurs profils toxicologiques et écotoxicologiques, en zones non agricoles comme pour l'agriculture.

Les chimistes historiques, comme l'entreprise où je travaille, font évoluer leurs gammes vers davantage de naturel mais surtout de plus en plus de sécurité pour l'utilisateur, le public et l'environnement. Le naturel est un moyen parmi d'autres…

Phytoma :Parmi d'autres ? Il y a d'autres moyens que de remplacer des produits chimiques par des produits naturels ?

Christophe Juif : Oui. Tous les produits chimiques n'ont pas la même toxicité les uns que les autres, et tous les produits naturels non plus. Certains produits naturels sont plus toxiques ou écotoxiques que certains produits chimiques.

Phytoma :Toxiques, peut-être, comme la roténone (de toute façon elle est interdite maintenant)… Mais écotoxique ? Aucun bio-pesticide n'est persistant, n'est-ce- pas ?

Christophe Juif : A ma connaissance, c'est vrai pour les biopesticides au sens strict c'est-à-dire les produits inertes d'origine biologique...

Phytoma :Les extraits de végétaux ?

Christophe Juif : Par exemple ; mais certains produits naturels d'origine minérale (pas tous) sont persistants. Et puis certains bio-pesticides peuvent être toxiques pour les auxiliaires.

En fait, ce qui va dans le bon sens, c'est de bannir les produits les plus toxiques et écotoxiques, quelle que soit leur origine.

L'arrêté lieux publics, garde-fou, contrainte, opportunité ?

Phytoma :Et vous travaillez à ça ? Comment ?

Christophe Juif : De deux manières complémentaires. D'une part nous encourageons nos adhérents à le faire volontairement. D'autre part nous participons activement à la mise en place de garde-fous réglementaires.

Phytoma :Quels garde-fous ?

Christophe Juif : Notamment l'interdiction des substances et produits les plus toxiques. Nos adhérents font l'effort de sécuriser leurs gammes, avec un coût à la clé. Interdire à quiconque de vendre des produits moins chers car moins sécurisés et plus toxiques s'oppose à la concurrence d'entreprises moins scrupuleuses.

Phytoma :Est-ce qu'un produit moins cher est forcément plus toxique ?

Christophe Juif : Bien sûr que non. Il y a des produits peu onéreux et « doux ». Mais un produit plus toxique est souvent moins cher.

Par exemple, si on néglige de purifier une substance active pour éliminer les impuretés toxiques, on baisse le coût de fabrication. Idem avec une formulation bas de gamme.

Phytoma :Cet effort de vos adhérent, c'est depuis le Grenelle en 2007 ?

Christophe Juif : Bien avant ! Savez-vous que l'UPJ a été un des moteurs de la mise en place de la « mention jardins » créée en 1999 et renforcée en 2004(1)? Elle oblige tous les fabricants de produits vendus aux amateurs à bannir de leurs gammes les produits les plus dangereux.

Aujourd'hui, retour à Ecophyto, c'est le tour des produits professionnels avec l'arrêté « lieux publics »(2) qui interdit certains produits…

Phytoma :suite à l'article 102 de la loi Grenelle 2. Justement, cet arrêté lié à Ecophyto est une contrainte pour vos adhérents, non ?

Christophe Juif : Certes, il impose des contraintes. Mais il y a deux manières de les envisager : comme un mal ou comme une opportunité.

Phytoma :En quoi c'est une opportunité ?

Christophe Juif : Dans deux domaines : l'évolution des gammes de produits, comme avec la mention jardin des gammes amateurs, et aussi l'encouragement aux bonnes pratiques.

Phytoma :Que ça fasse évoluer vos gammes de produits, d'accord : les produits non classés au plan toxicologique sont de fait encouragés par l'article 2, et les plus dangereux sont bannis par l'article 3 (voir p. 20).

Justement, ceux de vos adhérents qui vendent ces produits plus dangereux, que disent-ils ?

Gestion différenciée

Christophe Juif : Rien.

Phytoma :Comment ça, rien ?

Christophe Juif : Forcément, il n'y en a pas ! Aucun de nos adhérents n'a dans sa gamme de produit que l'arrêté aurait fait interdire dans tous les lieux ouverts au grand public. L'article 3 avalise des évolutions déjà faites.

Phytoma :Il sert à quoi, alors ?

Christophe Juif : Il garantit contre tout risque de régression. Personne ne peut plus tenter de faire autoriser un produit du type que l'arrêté interdit. C'est le rôle de garde-fou dont j'ai parlé.

Phytoma :OK, c'est positif, d'accord. Mais l'article 2 de l'arrêté interdit presque tous les produits dans les lieux destinés aux enfants et aux personnes vulnérables. Contrainte forte.

Christophe Juif : Certes, mais d'abord, ce n'est pas tous les produits. Les produits non classés restent autorisés.

Phytoma :Il fallait bien laisser la porte ouverte notamment aux PNPP, préparations naturelles peu préoccupantes.

Christophe Juif : Entre autres. Nos adhérents proposent déjà des produits non classés. Cela va encourager leur développement.

Par ailleurs, qu'il y ait gestion différenciée des espaces, à ce sujet-là comme à d'autres, c'est bien. à applaudir des deux mains.

Arrêté et bonnes pratiques

Phytoma :Bon, et les bonnes pratiques ?

Christophe Juif : L'arrêté oblige à baliser et à prévenir le public 24 heures avant le traitement, puis à interdire les lieux pendant une durée d'éviction qui dépend du produit choisi.

Bien sûr c'est une contrainte. Il faut aller sur place la veille du traitement pour baliser et poser les panneaux ou affichettes d'information. à la fin du délai d'éviction, il faut revenir rouvrir les lieux et enlever le balisage. Cela aura un coût, notamment celui du temps consacré à ces deux opérations en plus du traitement proprement dit. Mais c'est une opportunité d'aller vers plus de transparence et de professionnalisme.

Phytoma :Par exemple le balisage permet de mieux délimiter les zones à traiter ?

Christophe Juif : Par exemple. De même, l'obligation de publier l'identité du produit utilisé va dans le sens de la transparence.

Phytoma :Cela risque d'entraîner des levées de boucliers.

Christophe Juif : Pas forcément. On peut saisir l'opportunité pour préciser l'intérêt pour le public de l'utilisation du produit, son bon profil toxicologique et écotoxicologique.

Phytoma :S'il est vraiment bon.

Christophe Juif : Justement, cela encourage à choisir de tels produits. Qui s'en plaindra ? C'est l'occasion aussi de préciser quel diagnostic a précédé le traitement et le justifie.

Phytoma :S'il y a eu un tel diagnostic...

Christophe Juif : L'obligation d'information encourage à expliciter ce diagnostic, donc à le faire. Là encore, qui s'en plaindra ?

Pour les traitements phytos, les entreprises agréées le faisaient déjà. Depuis 1996(3), elles ont obligatoirement du personnel formé. C'est aussi de plus en plus le cas, et ce le sera encore plus, pour le travail des services intégrés…

Côté certificat

Phytoma :Les jardiniers municipaux ou ceux des golfs, par exemple ? Pourquoi ?

Christophe Juif : Grâce notamment à des formations adaptées : hier les stages Formap, en 2010 et 2011 le Certiphyto expérimental. Demain, le « certificat individuel » lui succédera après parution des textes d'application.

Ce Certiphyto, bientôt certificat individuel, s'inscrit dans écophyto. Par rapport à l'ancien certificat DAPA, cela va dans le bon sens.

Phytoma :En quoi ?

Christophe Juif : On conservera le principe d'un agrément des entreprises prestataires de services d'application et des distributeurs (avec certification d'entreprise), mais le certificat individuel sera obligatoire pour tout le personnel lié à l'application ou la vente, au lieu d'une partie seulement. Et les applicateurs d'entreprises non prestataires devront eux aussi être certifiés. Il y aura davantage de personnes formées.

Phytoma :Il y en avait besoin ?

Christophe Juif : Pas vraiment pour les entreprises déjà agréées et très professionnelles, mais un plus de formation a toujours un intérêt.

Surtout il y a les applicateurs pour lesquels l'agrément n'était pas exigé. Certains services sont déjà très professionnels mais d'autres le sont, disons… moins. L'application du décret va améliorer leur compétence donc leurs pratiques d'application. Et puis il y a le secteur de la distribution aux particuliers. L'obligation de formation leur permettra de promouvoir les bonnes pratiques auprès des particuliers.

Catalogue, gammes séparées

Phytoma :Bon, reste à attendre la publication du décret et ses éventuels arrêtés d'application(4). Il y a une autre évolution réglementaire, c'est le nouveau catalogue des usages. Il découle de la réglementation européenne je crois ?

Christophe Juif : Du « paquet pesticide » de 2009(5), via une ordonnance de juillet dernier(6). Ce « paquet » est cohérent avec les orientations du Grenelle, qui l'avait anticipé, et l'ordonnance l'est avec les lois Grenelle. Quoi qu'il en soit, ce nouveau catalogue va dans le bon sens.

Phytoma :On a expliqué pendant le colloque de tout à l'heure que les gammes « jardin » et « professionnel » seront séparées. Ce n'est pas le cas aujourd'hui ?

Christophe Juif : Si, globalement. Là encore, nos adhérents ont anticipé. De plus, l'usage par les amateurs de produits destinés au professionnels est déjà interdit. Mais pas l'usage par les professionnels de produits à mention jardin. Le nouveau catalogue sera un garde-fou.

Phytoma :Oui mais, au fond, faire appliquer par un professionnel en ZNA un produit à mention jardin ou un produit agricole, produits dans les deux cas autorisé, testé, au classement toxicologique connu de façon transparente et au mode d'emploi clair, c'est moins grave que d'utiliser un produit pas déclaré et pas testé du tout ?

Christophe Juif : Ce n'est quand même pas souhaitable. Les modes d'emploi ne sont pas adaptés, par exemple. Différencier les gammes agricoles, jardin, espaces verts et forêt, c'est reconnaître les spécificités de chacune pour le choix des produits et des conseils d'emploi.

Catalogue, usages plus larges

Phytoma :Sinon, le nouveau catalogue devrait avoir des usages plus larges. C'est bien ?

Christophe Juif : Oui, car cela rendra les produits utilisables face à l'arrivée de nouveaux bioagresseurs, alors qu'actuellement il faut attendre que l'usage soit créé… Ce qui pousse à utiliser ces produits pas autorisés déjà évoqués.

Phytoma :C'est-à-dire qu'aujourd'hui, à l'arrivée d'un nouveau bioagresseur pas prévu dans les usages existants, on est tenté, quitte à se mettre hors la loi, d'acheter le produit le moins cher, d'écouter le vendeur le plus agressif donc pas le plus scrupuleux…

Christophe Juif : C'est un peu une caricature journalistique que vous faites là, mais ce n'est pas totalement faux. En tout cas, et pour ce que nous savons du projet de texte, le nouveau catalogue sera globalement une bonne chose.

Phytoma :Vous avez expliqué le risque qu'il y a à utiliser des préparations à usage phyto sans AMM donc sans indications sur leur toxicité ni mode d'emploi pour les sécuriser.

On a compris aussi votre offre plurielle, avec des produits phytos d'origine chimique mais aussi naturelle, testés, évalués pour leur toxicologie et leur écotoxicologie et de plus en plus sûrs. Tout cela va avec le Grenelle et écophyto 2018, OK. Mais il y a aussi des méthodes alternatives à l'emploi de produits phytos, et ce n'est pas vous qui les vendez. Qu'en pensez-vous ?

Et les méthodes alternatives ?

Christophe Juif : Je vous reprends, nos adhérents proposent aussi de telles méthodes, ce sont les auxiliaires de lutte biologique.

Mais vous parliez des désherbages mécanique, thermique, etc. ? Bien sûr ce sont des concurrents des herbicides. Ils ont toute leur place, à condition qu'ils ne soient pas plus dangereux pour l'environnement ou la santé publique que nos produits. Or pour l'instant, on connaît bien mieux les risques liés aux produits phytos mis en marché légalement que ceux liés à diverses autres méthodes.

Phytoma :Il y a une étude en cours, Compamed, comme comparaison des méthodes de désherbage, Phytoma l'a évoquée en juin dernier(7).

Christophe Juif : Nous y participons.

Phytoma :Mais vous êtes juges et partie, ça ne va pas entacher les résultats ?

Christophe Juif : Non, car nous ne sommes pas juges ! Nous ne sommes pas majoritaires et ne pouvons pas interdire la sortie des résultats ou au contraire l'obliger. Cette étude a été conçue et lancée pour permettre une comparaison objective. Et donner aux décideurs en espaces verts des éléments objectifs, fiables, pour des choix clairement assumés.

Phytoma :Il se murmure que toutes les méthodes alternatives ne seraient pas équivalentes entre elles quant au bilan environnemental. Un peu comme tous les produits phytos ne sont pas équivalents entre eux. Vous confirmez ?

Christophe Juif : Pour les produits phytos, c'est sûr, c'est sur leurs étiquettes. Quant au désherbage alternatif, ce n'est pas à moi d'en parler.

Phytoma :Bon, un mot pour conclure ?

Bonnes pratiques et innovation

Christophe Juif : Deux. Je voudrais parler d'innovation et de bonnes pratiques.

L'innovation, la protection des plantes en aura toujours besoin car on est dans le vivant qui évolue sans cesse. Les réglementations ne doivent pas tuer l'innovation qui doit être rémunérée et protégée. Ceci posé, nous sommes d'accord pour participer au mouvement d'écophyto 2018.

Quant aux bonnes pratiques, je veux rappeler le travail que fait l'UPJ pour les promouvoir : guides, documents divers, interventions, dans ou hors du cadre des accords-cadres de 2010 eux-mêmes partie d'écophyto(8).

<p>(1) Arrêtés du 23 décembre 1999 et du 6 octobre 2004, ce dernier paru au JORF (Journal Officiel de la République Française) du 27 novembre 2004. Voir A. Gravaud - A propos du nouvel arrêté sur les produits phytosanitaires pour amateurs, <i>Phytoma</i> n° 578, janvier 2005, p. 3.</p> <p>(2) Arrêté du 27 juin 2011 « relatif à l'interdiction d'utilisation... » paru au JORF le 28 juillet. Détails p. 20.</p> <p>(3) 1er janvier 1996, date de mise en application de la « Loi d'agrément » n° 92-533 du 17 juin 1992.</p> <p>(4) NDLR : ce décret est paru le 20 octobre 2011 et une partie de ses arrêtés le 22 (voir aussi page 20).</p> <p>(5) Règlement n° 1107-2009 sur la mise sur le marché des produits phytos, et directive <encadre>« utilisation durable »</encadre> n° 2009/128 sur leur utilisation, datés du 21 octobre 2009 et publiés au JORF le 24 novembre 2009. Voir Phytoma n° 629 de décembre 2009, p. 5.</p> <p>(6) Ordonnance n° 2011/840 du 15 juillet 2011, parue au JORF le 16 juillet 2011.</p> <p>(7) Compamed ZNA... <i>Phytoma</i> n° 645, p. 28.</p> <p>(8) En savoir plus : E. Basuyau et J. My : Phytos en ZNA, les bonnes pratiques doivent être automatiques, Phytoma n° 645, juin-juillet 2011, p. 32.</p>

Dans cet article, le terme « phyto » signifie « phytopharmaceutique » s'il se rapporte aux produits (spécialités, substances actives, marché, etc.) et « phytosanitaire » s'il se rapporte aux pratiques et à la protection en général.

Christophe Juif

 ph. UPJ

ph. UPJ

Né en 1967, Christophe Juif est actuellement Directeur du Département Jardin et espaces publics France chez Bayer ES.

Il a commencé sa carrière dans les produits phytos agricoles en 1990 chez Procida, société fondue en 1993 dans Agrevo, elle-même fondue dans Aventis en 2000 puis dans Bayer CropScience en 2003. C. Juif est passé aux ZNA, zones non agricoles, en intégrant Bayer ES en 2007.

Entré au conseil d'administration de l'UPJ en 2008, il est rapidement devenu vice-président représentant les gammes Jardin.

Résumé

Christophe Juif, Président de l'UPJ depuis juin 2009, explique pourquoi cette union participe au plan écophyto 2018 dont le but affiché est de baisser l'utilisation des produits phytopharmaceutiques afin de diminuer les risques liés aux pesticides chimiques.

D'abord l'UPJ représente une offre plurielle de produits : ils ne sont pas tous phytopharmaceutiques et, parmi ces derniers, tous ne sont pas des pesticides chimiques.

Par ailleurs il estime que, parmi les mesures liées à écophyto, celles différenciées telles que dans l'arrêté « Lieux publics » du 27 juin 2011 (degré de restrictions proportionné à la dangerosité des produits) vont dans le bon sens. Il explique pourquoi. Il en est de même pour les réglementations (certains points de l'arrêté « Lieux publics », le futur catalogue des usages, le certificat individuel exigé pour les utilisateurs, vendeurs et conseilleurs) et incitations (accords cadres) encourageant les bonnes pratiques phytosanitaires.

Mots-clés : zones non agricoles (ZNA), bonnes pratiques phytosanitaires, Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics (UPJ), offre plurielle, produits phytopharmaceutiques, réglementation, écophyto 2018, arrêté du 27 juin 2011, Certiphyto, certificat individuel, catalogue des usages, innovation.

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