ÉDITORIAL

DÉLAIS : LE CAS DE CLÉOPÂTRE

PAR MARIANNE DECOIN, RÉDACTRICE EN CHEF - Phytoma - n°687 - octobre 2015 - page 3

« Trois mois ? Mais à partir, euh... combien de temps de retard ? », demandait un personnage de Mission Cléopâtre. Vous n'avez pas vu ce film ni lu l'album d'Astérix dont il est tiré, ou vous les avez oubliés ? Les trois mois sont le délai que devra respecter l'architecte Numérobis pour construire le palais somptueux commandé par la reine d'Égypte. La réplique évoque les retards habituels dans le secteur du bâtiment. Mais elle peut s'appliquer ailleurs.

Ainsi, les reports de lancements de sites internet sont légion. Si le nouvel e-phy (voir p. 30), annoncé d'ici la fin de l'année 2015 est utilisable avant le 31 décembre, Phytoma applaudira les agents de l'Anses... Quant à la nouvelle version du site de Phytoma, ne promettons rien !

Autres délais, ceux des publications de textes réglementaires. Par exemple, la liste des auxiliaires de lutte biologique promise par la loi Grenelle 2 de juillet 2010 est sortie en... avril 2015. Ou encore (voir p. 22), on attend le texte issu de la loi d'avenir agricole interdisant les traitements phyto, sauf certains (à lister), à proximité (notion à définir) de lieux accueillant des enfants et personnes vulnérables, sauf mesures de protection (à préciser). Là, impossible d'avoir une idée du délai...

Mais les délais sont soumis à une loi de géométrie variable. Ainsi, la loi de transition énergétique a rogné de trois ans le délai de prohibition de produits phytopharmaceutiques en zones non agricoles (voir p. 22 et p. 26). Il est facile à ceux qui commandent de fixer et avancer des délais, et difficile de les tenir pour ceux qui travaillent, dur, à les honorer.

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