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Actus - Acteurs de la santé végétale

Goëmar et les phytos non pesticides

Phytoma - n°632 - mars 2010 - page 6

Le 10 mars, Goëmar organisait une conférence de presse intitulée « Le Grenelle de l'environnement serait-il en train de demander aux agriculteurs de produire proprement tout en leur retirant les moyens de le faire ? » Au centre, la question des stimulateurs de défenses naturelles des plantes (SDN).

Certains SDN non pesticides (1) sont autorisés comme produits phytopharmaceutiques (Goëmar écrit « phytosanitaires »), à raison puisqu'ils contribuent à protéger la santé des végétaux sur lesquels on les applique. Seulement, comme ils ont le même statut légal que les pesticides phytopharmaceutiques, « il y a confusion entre pesticides et produits phytosanitaires », explique Goëmar. La société craint que le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l'environnement ne les compte dans les IFT (indices de fréquence de traitement) à diminuer.

Ainsi, un agriculteur remplaçant un fongicide à sa dose d'homologation par le mélange de ce fongicide à demi-dose avec un SDN à dose homologuée réduirait de moitié sa consommation de pesticide pour un IFT de 1,5 au lieu de 1.

Cela n'encourage pas les agriculteurs à utiliser ces SDN et risque de les pousser à utiliser des produits non homologués, argumente Goëmar : « Des produits avec des revendications d'efficacité et d'innocuité en dehors de tout cadre légal d'autorisation de mise sur le marché, apparaissent pour ces usages. La voie au développement de produits illégaux (...) potentiellement toxiques parce que non évalués, est non seulement ouverte mais déjà effective dans les faits. »

<p>(1) Il peut exister des substances ayant à la fois des effets SDN sur des plantes et des effets pesticides directs sur d'autres organismes. Pour arguer qu'un produit n'est pas pesticide, il est préférable de le prouver.</p>

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