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CENTRE EUROPÉEN DU PONT DE NAMBSHEIM, EN ALSACE BALADE DANS L'INNOVATION

Catherine Regnault-Roger - Phytoma - n°678 - novembre 2014 - page 4

Le Centre de recherche européen de DuPont fête ses vingt ans. Occasion de découverte.
Présentation de « l'expé » au champ (ci-dessus) et au laboratoire (ci-contre). Photos : C. Regnault-Roger

Présentation de « l'expé » au champ (ci-dessus) et au laboratoire (ci-contre). Photos : C. Regnault-Roger

Le Centre de recherche et développement européen de la société DuPont, situé à Nambsheim (Haut-Rhin), a célébré son vingtième anniversaire le 12 septembre.

Les autres centres équivalents se situent au Brésil, en Inde et aux États-Unis. C'est dire son importance pour cette société mondiale.

Entreprise bicentenaire, dont le fondateur, Éleuthère Irénée du Pont de Nemours, a été l'élève du célèbre Lavoisier, DuPont a réorienté ses activités au cours de son évolution.

Aujourd'hui, les secteurs de l'agriculture et de la nutrition représentent un tiers de son chiffre d'affaires.

Le site de Nambsheim s'étend sur 95 ha dont 75 ha consacrés aux expérimentations en champ. 9 000 m2 de bâtiments hébergent 37 chambres de croissance et 23 laboratoires de biologie, mesures physiques et formulation, auxquels s'ajoutent trois serres.

Cette infrastructure permet de réaliser des travaux de recherche et développement adaptés aux conditions européennes (climat, flore, parasites, insectes), afin d'optimiser et de développer de nouvelles molécules en testant leur efficacité sur les bioagresseurs des plantes de notre continent. Les travaux sont menés par des équipes motivées, jeunes et enthousiastes que pilote Bernard Straebler, directeur du centre. C'est ce qu'ont découvert plus de trois cents personnes invitées sur le site : élus et responsables régionaux, personnalités scientifiques et professionnels internationaux, grand public.

À côté des animations proposées par les équipes du centre pour décrire les démarches expérimentales en laboratoire et en champ, une matinée, rassemblant les experts internationaux autour d'exposés et d'une table ronde, a permis de débattre de questions essentielles : « Pourquoi continuer à innover en protection des cultures ? Devons-nous innover de la façon dont nous innovons ? » Questions d'actualité à quelques semaines du lancement d'un produit à base de micro-organisme (Bacillus pumilus, nom de marque Ballad), associé à un fongicide de synthèse (Acapela 250 SC à base de picoxystrobine) contre sclérotinia sur colza.

Des conférences, telles que « La protection des plantes : innovation et sécurité pour l'agriculture durable », ont animé les visites de la journée pour le grand public. Les exemplaires de Phytoma distribués à l'occasion ont remporté un vif succès.

L'Académie d'agriculture de France était associée à la manifestation par un message de son président, rappelant le souhait primordial de pouvoir faire des expérimentations légales en toute sérénité, et l'intérêt des partenariats public-privé pour développer tous les aspects de la recherche.

Bel anniversaire que celui de ce centre. Il montre que les connaissances en protection des cultures progressent, au service d'une agriculture durable s'appuyant sur l'expérimentation pour innover afin d'allier productivité et soutenabilité.

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