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Vers un compromis pour la répartition

La vigne - n°79 - juillet 1997 - page 0

Encore une fois, la répartition pour la campagne prochaine des 2 584 ha de droits de plantations nouvelles alloués par Bruxelles a fait l'objet d'un débat tendu lors du conseil de direction de l'Onivins.

Encore une fois, la répartition pour la campagne prochaine des 2 584 ha de droits de plantations nouvelles alloués par Bruxelles a fait l'objet d'un débat tendu lors du conseil de direction de l'Onivins.

C'est dans les locaux de l'interprofession champenoise que s'est tenu cette année le traditionnel conseil de direction ' délocalisé ' de l'Onivins. C'était d'ailleurs le dernier de la mandature après trois ans de travail. Le nouveau ministre de l'Agriculture, Louis Le Pensec, choisira pendant l'été les membres du prochain conseil parmi les listes proposées par les familles professionnelles (négoce, coopératives...). A Epernay, la réunion du 25 juin a été marquée par un débat musclé sur les plantations. Rappelons qu'un compromis de principe a été trouvé par les professionnels, il y a plusieurs mois déjà, concernant la répartition du contingent de droits nouveaux, alloué par Bruxelles : 2 584 hectares pour la France, à utiliser avant le 31 août 1998 (deux tiers pour les appellations, un tiers pour les vins de table et de vins de pays). Mais derrière ce compromis, il y a de gros enjeux qui sont également en voie de faire l'objet d'un consensus politique. D'un côté, la famille des vins de pays accepte à condition que les pouvoirs publics et l'Inao s'engagent à mettre en place dès la campagne prochaine, la régionalisation des transferts, c'est-à-dire la suspension des transferts entre régions. L'idée est que celles qui en possèdent encore (Languedoc-Roussillon, Sud-Ouest...) ne soient pas ' pillées ' par celles qui en ont besoin mais qui n'en ont pas (Bordeaux, Bourgogne, Alsace...). De l'autre côté, le monde des AOC est prêt à l'accepter, à condition que le droit à la croissance prôné par l'Institut puisse être satisfait. C'est-à-dire d'une part que les douanes se mobilisent (à l'aide du casier viticole informatisé) pour faire connaître là où il existe des droits en portefeuille et éviter de perdre ceux qui arrivent à échéance et, d'autre part, que le ministère de l'Agriculture s'engage à demander une nouvelle enveloppe de droits nouveaux à utiliser à partir de la campagne 1998-1999. Le soir même de la mise sur table de ce ' donnant-donnant ', une bonne nouvelle est venue de Bruxelles. Dans le cadre de la traditionnelle négociation du ' paquet ' prix, le Conseil des ministres des Quinze a accepté de prolonger jusqu'au 1er janvier 1999, la validité des droits de replantation qui arrivaient à échéance ce 31 août (la durée légale d'utilisation des droits avant leur perte est de huit ans). Concrètement, les douanes ont recensé 2 190 ha qui risquent de se perdre d'ici à la fin du mois prochain! Cela donne un bol d'air pour la campagne suivante qui devrait donc se dérouler correctement sur le front des plantations. Rien n'est spécifié quant au statut de ces droits : continueront-ils à appartenir à leur propriétaire ou seront-ils versés dans un ' pot commun national ' dans lequel pourraient puiser les régions qui en ont besoin? Concernant les bourses régionales de droits, aucune décision n'a été prise.

C'est dans les locaux de l'interprofession champenoise que s'est tenu cette année le traditionnel conseil de direction ' délocalisé ' de l'Onivins. C'était d'ailleurs le dernier de la mandature après trois ans de travail. Le nouveau ministre de l'Agriculture, Louis Le Pensec, choisira pendant l'été les membres du prochain conseil parmi les listes proposées par les familles professionnelles (négoce, coopératives...). A Epernay, la réunion du 25 juin a été marquée par un débat musclé sur les plantations. Rappelons qu'un compromis de principe a été trouvé par les professionnels, il y a plusieurs mois déjà, concernant la répartition du contingent de droits nouveaux, alloué par Bruxelles : 2 584 hectares pour la France, à utiliser avant le 31 août 1998 (deux tiers pour les appellations, un tiers pour les vins de table et de vins de pays). Mais derrière ce compromis, il y a de gros enjeux qui sont également en voie de faire l'objet d'un consensus politique. D'un côté, la famille des vins de pays accepte à condition que les pouvoirs publics et l'Inao s'engagent à mettre en place dès la campagne prochaine, la régionalisation des transferts, c'est-à-dire la suspension des transferts entre régions. L'idée est que celles qui en possèdent encore (Languedoc-Roussillon, Sud-Ouest...) ne soient pas ' pillées ' par celles qui en ont besoin mais qui n'en ont pas (Bordeaux, Bourgogne, Alsace...). De l'autre côté, le monde des AOC est prêt à l'accepter, à condition que le droit à la croissance prôné par l'Institut puisse être satisfait. C'est-à-dire d'une part que les douanes se mobilisent (à l'aide du casier viticole informatisé) pour faire connaître là où il existe des droits en portefeuille et éviter de perdre ceux qui arrivent à échéance et, d'autre part, que le ministère de l'Agriculture s'engage à demander une nouvelle enveloppe de droits nouveaux à utiliser à partir de la campagne 1998-1999. Le soir même de la mise sur table de ce ' donnant-donnant ', une bonne nouvelle est venue de Bruxelles. Dans le cadre de la traditionnelle négociation du ' paquet ' prix, le Conseil des ministres des Quinze a accepté de prolonger jusqu'au 1er janvier 1999, la validité des droits de replantation qui arrivaient à échéance ce 31 août (la durée légale d'utilisation des droits avant leur perte est de huit ans). Concrètement, les douanes ont recensé 2 190 ha qui risquent de se perdre d'ici à la fin du mois prochain! Cela donne un bol d'air pour la campagne suivante qui devrait donc se dérouler correctement sur le front des plantations. Rien n'est spécifié quant au statut de ces droits : continueront-ils à appartenir à leur propriétaire ou seront-ils versés dans un ' pot commun national ' dans lequel pourraient puiser les régions qui en ont besoin? Concernant les bourses régionales de droits, aucune décision n'a été prise.

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