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Le remontage express

La vigne - n°79 - juillet 1997 - page 0

Le Turbopigeur arrose le marc d'une abondante pluie de moûts. Avec cet engin qu'on manipule facilement, les remontages sont plus rapides et plus efficaces qu'à la pompe.

Le Turbopigeur arrose le marc d'une abondante pluie de moûts. Avec cet engin qu'on manipule facilement, les remontages sont plus rapides et plus efficaces qu'à la pompe.

A en croire ses premiers utilisateurs, le Turbopigeur mérite bien son nom : il travaille et s'installe rapidement. Cet engin est sorti l'an dernier des ateliers de la Socma (Société occitane de maintenance), basée à Narbonne (Aude). Sa commercialisation démarre maintenant. Il se présente sous la forme d'un tube qu'on enfonce dans le chapeau de marc. Le Turbopigeur aspire les jus sous le chapeau et les refoule à l'air libre pour les déverser en une pluie très abondante et sans pression sur les marcs. ' Nous avons calculé qu'avec l'eau, le débit est de 540 hl/heure, affirme Jo Ferrandez, le directeur de la Socma. Or, l'eau se déplace moins bien que le moût. 'On n'en saura pas plus. Jo Ferrandez n'annonce aucun chiffre de débit de remontage pour ne pas l'avoir mesuré. Pour avoir une idée plus précise des capacités de son appareil, il conseille de se renseigner auprès de ceux qui l'ont testé. ' Le Turbopigeur est très pratique, apprécie Guy Valancker. On remonte une cuve de 100 hl en dix minutes. ' Ce vigneron, installé à Siran (Hérault), s'en est servi l'an dernier dans deux caves : la sienne et celle dont il est le régisseur. ' Il peut être utilisé par n'importe qui, ajoute-t-il. On programme une durée et ça sonne quand c'est fini. 'Lorsque le remontage se prolonge au-delà de quelques minutes, le chapeau se disloque dans le jus. On se rapproche alors davantage d'un pigeage ou d'un délestage que d'un simple lessivage du marc. L'utilisateur peut ainsi jouer sur le taux d'extraction des composés phénoliques. S'il le souhaite, il peut également aérer son moût par l'intermédiaire d'un venturi. Mais avec ce système, il se heurtera à la difficulté d'évaluer l'importance d'une aération.Aucun des vignerons interrogés n'a remarqué une dépréciation de ses vins. Pour Christian Barbier, le seul à avoir fait des comparaisons, c'est même l'inverse. ' Nous avions trois cuves, l'une remontée avec le Turbopigeur, l'autre à la pompe et la dernière où le marc était immergé par une grille, décrit le propriétaire du château de Capendu, dans l'Aude. Pour ce qui est du gras et de la qualité du vin, le Turbopigeur était aussi bon, voire un peu meilleur que l'immersion. Le remontage classique était en dessous. Je pense que cela vient du fait qu'on ne prend pas le vin qui est en contact avec les pépins et les lies. On ne prend que les hectolitres qui se trouvent sous le chapeau de marc. 'Autre avantage : la simplicité de manipulation. L'appareil n'est pas trop lourd. Le modèle Senior, prévu pour les cuves de plus de 150 hl, pèse 17,5 kg et mesure 1,80 m de haut. Le Junior, destiné aux cuves plus petites, pèse un peu plus de 15 kg. Tous deux peuvent être déplacés par une seule personne. Ils s'enfoncent sous leur propre poids dans le chapeau de marc et se maintiennent à sa surface grâce à un anneau métallique qui fait office de butée. Ils se lavent facilement. ' Deux minutes suffisent ', assure Jo Ferrandez. Le Turbopigeur remplit d'autres fonctions que le remontage. Il peut refouler le vin et non plus l'aspirer. Il sert alors de brasseur pour remettre les lies en suspension, mélanger une colle ou homogénéiser un assemblage.Comme il ne remplace pas les pompes, cet appareil vient en supplément. Or, son prix prête à réfléchir : il coûte 25 000 F HT. Jo Ferrandez assure qu'il est justifié par les services qu'il rend et la fiabilité des équipements qui le constituent. Christian Barbier, lui, a fait ses calculs. Il n'achètera qu'un appareil alors qu'il possède deux domaines. Il vinifie 10 000 hl dans l'un et 1 400 hl dans l'autre. Dans le premier, ' nous sommes arrivés à faire nos trente-cinq cuves dans une matinée alors qu'il faut deux gars et deux pompes pour faire vingt cuves en une journée de dix heures de travail, explique-t-il. Dans une grosse cave, l'appareil est donc vite rentabilisé. Ce n'est pas le cas dans une petite cave. '. A moins qu'il se confirme que le Turbopigeur donne des vins supérieurs à ceux remontés à la pompe.

A en croire ses premiers utilisateurs, le Turbopigeur mérite bien son nom : il travaille et s'installe rapidement. Cet engin est sorti l'an dernier des ateliers de la Socma (Société occitane de maintenance), basée à Narbonne (Aude). Sa commercialisation démarre maintenant. Il se présente sous la forme d'un tube qu'on enfonce dans le chapeau de marc. Le Turbopigeur aspire les jus sous le chapeau et les refoule à l'air libre pour les déverser en une pluie très abondante et sans pression sur les marcs. ' Nous avons calculé qu'avec l'eau, le débit est de 540 hl/heure, affirme Jo Ferrandez, le directeur de la Socma. Or, l'eau se déplace moins bien que le moût. 'On n'en saura pas plus. Jo Ferrandez n'annonce aucun chiffre de débit de remontage pour ne pas l'avoir mesuré. Pour avoir une idée plus précise des capacités de son appareil, il conseille de se renseigner auprès de ceux qui l'ont testé. ' Le Turbopigeur est très pratique, apprécie Guy Valancker. On remonte une cuve de 100 hl en dix minutes. ' Ce vigneron, installé à Siran (Hérault), s'en est servi l'an dernier dans deux caves : la sienne et celle dont il est le régisseur. ' Il peut être utilisé par n'importe qui, ajoute-t-il. On programme une durée et ça sonne quand c'est fini. 'Lorsque le remontage se prolonge au-delà de quelques minutes, le chapeau se disloque dans le jus. On se rapproche alors davantage d'un pigeage ou d'un délestage que d'un simple lessivage du marc. L'utilisateur peut ainsi jouer sur le taux d'extraction des composés phénoliques. S'il le souhaite, il peut également aérer son moût par l'intermédiaire d'un venturi. Mais avec ce système, il se heurtera à la difficulté d'évaluer l'importance d'une aération.Aucun des vignerons interrogés n'a remarqué une dépréciation de ses vins. Pour Christian Barbier, le seul à avoir fait des comparaisons, c'est même l'inverse. ' Nous avions trois cuves, l'une remontée avec le Turbopigeur, l'autre à la pompe et la dernière où le marc était immergé par une grille, décrit le propriétaire du château de Capendu, dans l'Aude. Pour ce qui est du gras et de la qualité du vin, le Turbopigeur était aussi bon, voire un peu meilleur que l'immersion. Le remontage classique était en dessous. Je pense que cela vient du fait qu'on ne prend pas le vin qui est en contact avec les pépins et les lies. On ne prend que les hectolitres qui se trouvent sous le chapeau de marc. 'Autre avantage : la simplicité de manipulation. L'appareil n'est pas trop lourd. Le modèle Senior, prévu pour les cuves de plus de 150 hl, pèse 17,5 kg et mesure 1,80 m de haut. Le Junior, destiné aux cuves plus petites, pèse un peu plus de 15 kg. Tous deux peuvent être déplacés par une seule personne. Ils s'enfoncent sous leur propre poids dans le chapeau de marc et se maintiennent à sa surface grâce à un anneau métallique qui fait office de butée. Ils se lavent facilement. ' Deux minutes suffisent ', assure Jo Ferrandez. Le Turbopigeur remplit d'autres fonctions que le remontage. Il peut refouler le vin et non plus l'aspirer. Il sert alors de brasseur pour remettre les lies en suspension, mélanger une colle ou homogénéiser un assemblage.Comme il ne remplace pas les pompes, cet appareil vient en supplément. Or, son prix prête à réfléchir : il coûte 25 000 F HT. Jo Ferrandez assure qu'il est justifié par les services qu'il rend et la fiabilité des équipements qui le constituent. Christian Barbier, lui, a fait ses calculs. Il n'achètera qu'un appareil alors qu'il possède deux domaines. Il vinifie 10 000 hl dans l'un et 1 400 hl dans l'autre. Dans le premier, ' nous sommes arrivés à faire nos trente-cinq cuves dans une matinée alors qu'il faut deux gars et deux pompes pour faire vingt cuves en une journée de dix heures de travail, explique-t-il. Dans une grosse cave, l'appareil est donc vite rentabilisé. Ce n'est pas le cas dans une petite cave. '. A moins qu'il se confirme que le Turbopigeur donne des vins supérieurs à ceux remontés à la pompe.

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