Retour

imprimer l'article Imprimer

archiveXML - 1997

Le monopole est légal

La vigne - n°82 - novembre 1997 - page 0

Janvier 1995 : la Suède (8,8 millions d'habitants, 15 l de vin/an/hab.) intègre l'Union européenne. Normalement, le monopole d'importation et de distribution en vigueur pour les vins et les alcools devait disparaître. Mais à la suite du recours d'un opérateur suédois, la Cour de justice européenne de Luxembourg a estimé dans un arrêt prononcé le 23 octobre, qu'il était conforme aux dispositions du droit communautaire. C'est une surprise. La Cour a déclaré que le monopole suédois poursuit un objectif de santé publique et que ses critères et méthodes de sélection des boissons offertes au public ne sont pas discriminatoires. La Cour ajoute que le ' Systembolaget ', nom de la société d'Etat qui détient le monopole d'importation, est fondé sur des critères indépendants de l'origine des produits et qu'il n'opère aucune discrimination à l'encontre des boissons importées.' C'est une déception pour nous, estime-t-on au Centre français du commerce extérieur (CFCE) à Paris, le monopole étant une discrimination d'accès pour le consommateur. En fait, depuis le début, la libéralisation n'est qu'une apparence, le monopole n'était plus pour l'importation mais pour la distribution à l'échelon des magasins de détail. Or, ils contrôlent 80 % du marché, le reste étant notamment constitué par la restauration, sachant que la vente d'alcool est toujours interdite dans les GMS ' Les vins français perdaient du terrain en Suède depuis des années, ce pays s'ouvrant beaucoup aux vins du Nouveau Monde, un phénomène amplifié par le boycott qui a suivi les essais nucléaires français dans le Pacifique. Cependant, pour les sept premiers mois de 1997, on enregistre un mieux certain pour les vins hexagonaux, les ventes sur ce marché passant à 85 000 hl (contre 70 000 hl pour la même période de 1996), soit + 21 %. Cette évolution est de 31 % en valeur (135 MFF contre 103). ' Il sera difficile de retrouver notre chiffre d'il y a dix ans car les autres pays producteurs y sont actifs, sans compter que les taxes sont élevées et que la santé économique du pays n'est pas florissante mais nous avons des atouts. ', estime le CFCE.

Janvier 1995 : la Suède (8,8 millions d'habitants, 15 l de vin/an/hab.) intègre l'Union européenne. Normalement, le monopole d'importation et de distribution en vigueur pour les vins et les alcools devait disparaître. Mais à la suite du recours d'un opérateur suédois, la Cour de justice européenne de Luxembourg a estimé dans un arrêt prononcé le 23 octobre, qu'il était conforme aux dispositions du droit communautaire. C'est une surprise. La Cour a déclaré que le monopole suédois poursuit un objectif de santé publique et que ses critères et méthodes de sélection des boissons offertes au public ne sont pas discriminatoires. La Cour ajoute que le ' Systembolaget ', nom de la société d'Etat qui détient le monopole d'importation, est fondé sur des critères indépendants de l'origine des produits et qu'il n'opère aucune discrimination à l'encontre des boissons importées.' C'est une déception pour nous, estime-t-on au Centre français du commerce extérieur (CFCE) à Paris, le monopole étant une discrimination d'accès pour le consommateur. En fait, depuis le début, la libéralisation n'est qu'une apparence, le monopole n'était plus pour l'importation mais pour la distribution à l'échelon des magasins de détail. Or, ils contrôlent 80 % du marché, le reste étant notamment constitué par la restauration, sachant que la vente d'alcool est toujours interdite dans les GMS ' Les vins français perdaient du terrain en Suède depuis des années, ce pays s'ouvrant beaucoup aux vins du Nouveau Monde, un phénomène amplifié par le boycott qui a suivi les essais nucléaires français dans le Pacifique. Cependant, pour les sept premiers mois de 1997, on enregistre un mieux certain pour les vins hexagonaux, les ventes sur ce marché passant à 85 000 hl (contre 70 000 hl pour la même période de 1996), soit + 21 %. Cette évolution est de 31 % en valeur (135 MFF contre 103). ' Il sera difficile de retrouver notre chiffre d'il y a dix ans car les autres pays producteurs y sont actifs, sans compter que les taxes sont élevées et que la santé économique du pays n'est pas florissante mais nous avons des atouts. ', estime le CFCE.

Cet article fait partie du dossier

Consultez les autres articles du dossier :

L'essentiel de l'offre

Voir aussi :