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Les grands blancs sont en forme

La vigne - n°83 - décembre 1997 - page 0

Si de nombreux blancs souffrent ou stagnent, les grands vins, en revanche, sont épargnés. Leurs cours progressent, ce qui leur permet de communiquer pour l'ensemble des blancs.

Si de nombreux blancs souffrent ou stagnent, les grands vins, en revanche, sont épargnés. Leurs cours progressent, ce qui leur permet de communiquer pour l'ensemble des blancs.

Qu'ils soient de Bourgogne, du Val de Loire, de Bordeaux ou d'Alsace, les grands vins blancs ont toujours le vent en poupe. Ce qui crée un réel contraste avec le reste des blancs, souvent orientés à la baisse. A tout seigneur tout honneur, le cours du chablis grand cru (6 268 F/hl) a progressé de 7,2 % pendant la dernière campagne alors que celui du chablis (2 489 F/hl) a chuté de 3,4 %. Les autres grands vins bourguignons ont modérément progressé. Le bourgogne aligoté, quant à lui, traverse une zone de turbulence. Il a chuté de 15 % lors de la dernière campagne pour ' atteindre un cours qui lui correspond réellement ', précise un observateur.Question contraste, les vins alsaciens ne font pas dans la demi-mesure. Les prix (en vrac) du gewurztraminer et du pinot gris ont respectivement progressé de 50,4 % et 22,7 % en quatre ans. Le gewurztraminer a été dopé lors de la dernière campagne à cause d'une petite récolte. L'edelzwicker et le sylvaner ont eu moins de succès avec une chute de 11,1 % et 11,6 % sur quatre ans.Au Sud-Ouest, dans le Bergeracois, les différents blancs connaissent également des fortunes diverses. Le cours du monbazillac a légèrement fléchi, notamment en raison de la création de deux syndicats. En conséquence, les budgets publicitaires et les actions commerciales ont été difficiles à mener. L'unité retrouvée devrait favoriser le retour à la croissance de l'un des vins blancs les plus connus. Les côtes-de-bergerac et le bergerac sec ont, en revanche, chuté de 20 % et 7 % lors de la dernière campagne. La région voisine, le Bordelais, indique une évolution similaire au Bergeracois. Le vin le plus connu, le sauternes, marque légèrement le pas en vrac pendant que les graves supérieurs chutent de 16,6 % et les graves-de-vayres, de 12,7 %. Seul le bordeaux blanc (468 F/hl) tire son épingle du jeu : sa chute est enrayée.Un vignoble semble échapper à la logique des autres régions, celui de l'Anjou. Cette région a bénéficié de bonnes conditions climatiques lors des dernières campagnes. Les vins étaient donc de qualité, sans pour autant voir leurs prix flamber. Cette sagesse leur a permis de pénétrer ou de confirmer leur position sur des marchés jusqu'alors peu exploités : les foires aux vins ou la restauration. Or, figurer dans un catalogue ou sur une carte de restaurant constitue une belle publicité dans les régions éloignées de l'Anjou. Bonnezeaux, quart-de-chaumes et coteaux-du-layon commencent ainsi à sortir de leur anonymat. Et comme ils présentent des prix plus accessibles que la majorité des liquoreux, leur diffusion devrait progresser. Les autres blancs traversent aussi une période favorable.Cette séparation entre les deux grands groupes de blancs AOC - les connus, dont les cours progressent, et les autres - est à double tranchant. Certes, les grands vins blancs assument une grande partie de la communication qui rejaillit sur tous les blancs. Mais si les AOC moyennement cotés et les vins de table continuent de chuter, les producteurs n'auront plus les moyens financiers de poursuivre leurs efforts qualitatifs, nerf de la guerre, pour éradiquer la mauvaise réputation de certains blancs.

Qu'ils soient de Bourgogne, du Val de Loire, de Bordeaux ou d'Alsace, les grands vins blancs ont toujours le vent en poupe. Ce qui crée un réel contraste avec le reste des blancs, souvent orientés à la baisse. A tout seigneur tout honneur, le cours du chablis grand cru (6 268 F/hl) a progressé de 7,2 % pendant la dernière campagne alors que celui du chablis (2 489 F/hl) a chuté de 3,4 %. Les autres grands vins bourguignons ont modérément progressé. Le bourgogne aligoté, quant à lui, traverse une zone de turbulence. Il a chuté de 15 % lors de la dernière campagne pour ' atteindre un cours qui lui correspond réellement ', précise un observateur.Question contraste, les vins alsaciens ne font pas dans la demi-mesure. Les prix (en vrac) du gewurztraminer et du pinot gris ont respectivement progressé de 50,4 % et 22,7 % en quatre ans. Le gewurztraminer a été dopé lors de la dernière campagne à cause d'une petite récolte. L'edelzwicker et le sylvaner ont eu moins de succès avec une chute de 11,1 % et 11,6 % sur quatre ans.Au Sud-Ouest, dans le Bergeracois, les différents blancs connaissent également des fortunes diverses. Le cours du monbazillac a légèrement fléchi, notamment en raison de la création de deux syndicats. En conséquence, les budgets publicitaires et les actions commerciales ont été difficiles à mener. L'unité retrouvée devrait favoriser le retour à la croissance de l'un des vins blancs les plus connus. Les côtes-de-bergerac et le bergerac sec ont, en revanche, chuté de 20 % et 7 % lors de la dernière campagne. La région voisine, le Bordelais, indique une évolution similaire au Bergeracois. Le vin le plus connu, le sauternes, marque légèrement le pas en vrac pendant que les graves supérieurs chutent de 16,6 % et les graves-de-vayres, de 12,7 %. Seul le bordeaux blanc (468 F/hl) tire son épingle du jeu : sa chute est enrayée.Un vignoble semble échapper à la logique des autres régions, celui de l'Anjou. Cette région a bénéficié de bonnes conditions climatiques lors des dernières campagnes. Les vins étaient donc de qualité, sans pour autant voir leurs prix flamber. Cette sagesse leur a permis de pénétrer ou de confirmer leur position sur des marchés jusqu'alors peu exploités : les foires aux vins ou la restauration. Or, figurer dans un catalogue ou sur une carte de restaurant constitue une belle publicité dans les régions éloignées de l'Anjou. Bonnezeaux, quart-de-chaumes et coteaux-du-layon commencent ainsi à sortir de leur anonymat. Et comme ils présentent des prix plus accessibles que la majorité des liquoreux, leur diffusion devrait progresser. Les autres blancs traversent aussi une période favorable.Cette séparation entre les deux grands groupes de blancs AOC - les connus, dont les cours progressent, et les autres - est à double tranchant. Certes, les grands vins blancs assument une grande partie de la communication qui rejaillit sur tous les blancs. Mais si les AOC moyennement cotés et les vins de table continuent de chuter, les producteurs n'auront plus les moyens financiers de poursuivre leurs efforts qualitatifs, nerf de la guerre, pour éradiquer la mauvaise réputation de certains blancs.

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