Retour

imprimer l'article Imprimer

archiveXML - 2004

Les bios frappés par la crise

La vigne - n°151 - février 2004 - page 0

Les vignerons qui ont participé au salon Millésime Bio de Narbonne subissent la crise comme le reste de la filière.

Du 22 au 24 janvier, l'édition 2004 de Millésime Bio a réuni près de deux cents exposants à Narbonne (Aude). Au terme de ce salon professionnel, la plupart des viticulteurs se sont plaints du marasme ambiant. ' Nous rencontrons nos anciens acheteurs, mais nous souffrons d'un manque de contacts pour renouveler notre clientèle. Nous subissons la crise qui touche l'ensemble de la filière viticole ', constate Patrick Boudon, président du Syndicat des viticulteurs bio d'Aquitaine.
Jeune vigneron à Cornas, au domaine du Coulet, Mathieu Barret partage la même analyse. ' La demande est orientée à la baisse. Même si c'est un plus à l'export, le bio n'est pas, à lui seul, un argument pour conquérir des marchés. Les consommateurs recherchent la qualité à un prix abordable. Face à la viticulture conventionnelle, nous sommes obligés d'aligner nos prix alors que nos coûts de production sont supérieurs. '
Cependant, à l'image du reste de la filière, la situation des vignerons bio apparaît très contrastée. Certains connaissent de graves difficultés, alors que d'autres s'en tirent bien. Les plus performants sont structurés pour vendre, soit à l'échelon individuel, soit au moyen d'une société commune entre plusieurs exploitations. La filière bio souffre aussi d'un manque de communication. ' Sur le marché français, notre image est inexistante, voire négative alors que nous proposons de grands vins. La période des années 80, où l'on trouvait tout et n'importe quoi, est révolue mais elle demeure dans les esprits ', indique Thierry Duchenne, directeur de l'Association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon.

Cet article fait partie du dossier

Consultez les autres articles du dossier :

L'essentiel de l'offre

Voir aussi :