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La cabine est terrible

La vigne - n°176 - mai 2006 - page 0

Cédric Bénard réalise les travaux du sol avec son Nectis. Il apprécie la cabine, mais regrette que son tracteur s'enlise aussi facilement dès que la terre est un peu humide.

Le Château d'Agassac, célèbre propriété de Ludon-Médoc, possède deux types de tracteurs : des interlignes et des enjambeurs. ' Nous avons deux concessionnaires, explique Cédric Bénard, chef de culture du domaine. Lors du dernier changement d'enjambeur, nous avons travaillé avec Pradet Motoculture, à Moulis-en-Médoc (Gironde). Du coup, quand l'un de nos interlignes, un Same, est tombé en panne, pour conserver de bonnes relations avec l'autre concessionnaire, nous nous sommes fournis chez lui. Comme il représente la marque Claas, nous avons pris un Nectis. '
Le choix du modèle a ensuite été réalisé par rapport au gabarit et à la puissance. ' Nous traitons avec les enjambeurs, donc nous n'avons pas un besoin énorme de puissance sur ce tracteur ', justifie le chef de culture.
Cédric Bénard est globalement satisfait du Nectis 227 VE de 68 ch, même s'il trouve qu'il ne travaille bien que par temps sec. Cela est gênant, puisque cet engin est surtout dédié au travail du sol. ' Nous n'avons pas de masses à l'avant. Donc, dès que la terre est un peu humide, le Nectis s'enlise par l'arrière. Depuis que nous l'avons, nous avons déjà dû le sortir cinq fois ! ' Pour éviter cela, il met le crabot dès que le sol est un peu humide. Il ne souhaite pas ajouter de masses, car elles sont trop volumineuses et gêneraient lors des manoeuvres.

Mais le Claas a un énorme atout : sa cabine. ' Tout est pratique et bien conçu, indique Cédric Bénard. Il y a énormément d'espace, même pour les grands. Le siège, pourtant de série, est confortable. Passer huit heures dedans est loin d'être un calvaire ! Il y a de la place pour mettre la glacière, les cirés, la bouteille d'eau, c'est super. ' De plus, la visibilité sur les outils est aussi bonne que sur un tracteur en version arceau. Il n'y a qu'au niveau du nez qu'elle est moins bonne. Les phares avant et arrière fonctionnent bien, et les deux projecteurs arrière sont suffisamment efficaces pour atteler de nuit. Climatisation et chauffage fonctionnent eux aussi parfaitement : ' Cet hiver, à -7 °C, j'étais en tee-Shirt à l'intérieur ', poursuit le chef de culture. La cabine est très bien insonorisée, ce qui permet d'écouter la radio pendant le travail.
Cédric Bénard apprécie le relevage, le régime de prise de force (540 tr/min), l'embrayage et les freins. Il souligne d'ailleurs que le frein à main du Nectis est le seul de l'exploitation à vraiment fonctionner. La puissance est largement suffisante et la boîte lui convient. Le circuit hydraulique est performant : le chef de culture passe à la fois la rogneuse et les interceps hydrauliques sans aucun problème. Le Claas consomme moins que le Same et son autonomie est bonne. L'entretien est classique, mais l'accessibilité à certains éléments est difficile. Par exemple, pour atteindre le filtre à huile et le changer, il faut démonter le carter. Par ailleurs, Cédric Bénard souligne que la cabine est mal imperméabilisée : il est impossible de laver le Nectis au Karcher sous peine d'avoir une inondation à l'intérieur. Le chef de culture le nettoie donc au tuyau. En un an, le tracteur a eu plusieurs problèmes, provenant tous de défauts d'usine : le câble de l'inverseur a cassé, tout comme le ventilateur et le roulement avant. A chaque fois, le concessionnaire a dépanné dans la journée.

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