Tout est parti d'un constat. Aujourd'hui, il existe un marché pour les vins pétillants, peu alcoolisés et très fruités. Pour Jean-Pierre Rivière, vigneron à Lachassagne (Rhône), et Alain Joly, vigneron à Pommiers (Rhône), tous deux membres du Comité de défense des nouvelles pratiques vitivinicole, le gamay se prête bien à l'élaboration de ce type de produit. Ils projettent ainsi de créer un vin de marque : un vin de table effervescent haut de gamme, de faible degré alcoolique (7 à 8°) et doux (50 à 60 g de sucre résiduel). Dans un premier temps, il s'agirait d'un rosé qui pourrait, par la suite, être décliné en rouge. Il ciblerait les jeunes. Il devrait être commercialisé d'abord en grande distribution française, puis à l'exportation. L'objectif est d'arriver à des volumes importants de 20 000 hl dans les trois à quatre ans à venir. Le projet a séduit l'Union viticole du Beaujolais et la Fédération des caves coopératives. Un cahier des charges est en cours d'élaboration. Reste à créer la structure commerciale.