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VENDRE - Zapping

À l'exportation Perspectives : OPTIMISTES

La vigne - n°254 - juin 2013 - page 64

 © F. LECLANCHER/GFA

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58 % C'est le pourcentage de grossistes, importateurs ou distributeurs interrogés par la Sopexa (l'organisme chargé de la promotion des exportations agroalimentaires françaises) qui anticipent une progression de leurs ventes de vins en 2013. Les plus optimistes sont les Russes (89 %), suivis des Canadiens (85 %) et des Américains (74 %). Selon cette étude, les États-Unis devraient concentrer toutes les attentions dans les deux ou trois prochaines années.

Ces perspectives sont confirmées par Pierre-Henry Gagey, de la maison Louis Jadot (86 % des ventes réalisées à l'international). Cet opérateur bourguignon table sur une progression de son chiffre d'affaires à l'export : « Les quatre premiers mois démarrent bien. Les États-Unis, notre premier marché étranger, bénéficient d'un regain d'optimisme dû au gaz de schiste notamment. Les Américains ont l'impression qu'ils vont gagner une indépendance énergétique par ce biais, ce qui leur donne confiance en l'avenir. En Asie, les chiffres sont bons, mais il reste une inquiétude avec le Japon, notre troisième débouché international, touché par une baisse du yen. Cette monnaie a perdu 30 % de sa valeur en quatre mois, ce qui dope leurs exportations mais renchérit considérablement le prix des produits importés. »

L'optimisme est partagé par des opérateurs plus petits comme Jean-Baptiste Cordonnier, propriétaire de deux châteaux dans le Bordelais. « La montée des prix des grands crus nous facilite la tâche aux États-Unis. J'investis sur ce marché depuis 2006 et je vois mes efforts payer de plus en plus. » Pour accroître cet avantage, ce Girondin a pris un stagiaire américain, étudiant en école de commerce…

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