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VENDRE - L'observatoire des marchés du vrac

Beaujolais Bonne tenue des cours des primeurs

D. B. - La vigne - n°258 - novembre 2013 - page 98

Les vins nouveaux se sont vendus rapidement à des prix que le négoce n'a pas discutés. Seul le volume autorisé à la vente a fait l'objet de débats, certains le trouvant trop bas.

La campagne de vente des vins primeurs a été « très, très rapide, résume Philippe Thillardon, président du regroupement de coopératives Œdoria qui en a vinifié 20 000 hl. Les négociants avaient peur de manquer. À cause de la récolte tardive, ils redoutaient que les vins ne soient pas vinifiés à temps. Ils n'ont donc pas vraiment discuté les prix ».

Cette campagne a été bénéfique. Pour la deuxième année de suite, les prix étaient rémunérateurs, avec un cours moyen à 220 €/hl de beaujolais nouveau et de 240 €/hl de beaujolais villages nouveau. Les responsables viticoles ne se souviennent plus très bien depuis quand cela n'était pas arrivé. « Nous avions donné des orientations et le marché les a respectées », savoure Frédéric Laveur, le président de l'ODG.

Pourtant, tout n'a pas été aussi bien. Chez les négociants comme chez les vignerons, certains, voyant la bonne tenue des cours, ont souhaité la libération de quelques hectolitres supplémentaires en cours de campagne. Mais l'ODG n'est pas revenu sur sa décision de libérer seulement 50 % du rendement, soit 26 hl/ha, pour la vente en primeur.

« Notre conseil d'administration s'est réuni à ce sujet le 16 octobre, confirme Frédéric Laveur. Une très grande majorité de négociants nous ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas que nous libérions des volumes supplémentaires. » Après des débats animés, les administrateurs ont donc privilégié le statu quo. Philippe Thillardon regrette cette décision. « Des courtiers et des négociants qui ne font pas partie de nos clients nous ont appelés. Mais comme nous n'avons pas assez de volumes, nous avons manqué des ventes, explique-t-il. Il faut en libérer plus pour conquérir de nouveaux marchés. »

Pour Frédéric Laveur, l'efficacité de la politique actuelle est évidente car la hausse des prix a plus que compensé la baisse des rendements. Et les acheteurs l'ont acceptée. « L'an dernier, le prix de la bouteille en grande distribution a augmenté de 10 %. Cela n'effraie pas celui qui veut un primeur. Le marché a été assaini, certains hard discounters ont arrêté de vendre nos primeurs, d'autres se sont alignés. »

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