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ACTUS - Ça se chuchote

Des heures disputées

La vigne - n°259 - décembre 2013 - page 12

Jacques Tibie est propriétaire du domaine la Combe grande, à Camplong-d'Aude (Aude). En avril dernier, il se résout à faire trois chèques d'un montant total de 30 000 euros à trois de ses saisonniers portugais qui lui réclament le paiement d'heures de travail non comptabilisées. « Mon client est tombé dans une embuscade. Des syndicalistes l'ont terrorisé. C'est inacceptable. D'autant plus qu'il se remettait tout juste d'un cancer au moment des faits », tonne maître Stéphane Cabée, l'avocat de Jacques Tibie. La CGT, qui défend les saisonniers portugais, soutient qu'ils ont travaillé 250 heures par mois pour tailler les vignes du viticulteur entre décembre 2012 et mars 2013. Or, ce dernier ne les aurait payés et déclarés que pour 70 heures par mois. Des affirmations que réfute en bloc l'avocat. « Jacques Tibie a employé neuf tailleurs. Les heures déclarées pour tous ces saisonniers représentent déjà 245 000 pieds, alors que sa propriété n'en compte que 210 000. » Selon lui, ce simple calcul prouve que les trois salariés n'ont pas pu travailler 250 heures par mois. « S'ils ont effectué toutes ces heures, ce n'est pas chez Jacques Tibie », assène l'avocat narbonnais. En mai, Jacques Tibie a déposé plainte contre deux militants de la CGT et les trois salariés portugais pour extorsion de fonds. En réponse, ces derniers s'apprêtent à déposer plainte pour accusation mensongère, propos racistes et travail dissimulé.

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