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ACTUS - Ça se chuchote

Trop chère victoire

La vigne - n°267 - septembre 2014 - page 14

Les 117 apporteurs de raisins du négoce Pierre Sparr, à Sigolsheim (Haut-Rhin), liquidé en 2009, croyaient être au bout de leurs peines. Voilà cinq ans qu'ils attendent le règlement de leur récolte 2008. Début septembre, le mandataire judiciaire les informe qu'ils vont recevoir un « confortable acompte » sur les sommes qui leur sont dues, soit au total près de 2,3 millions d'euros. Sauf que leur propre avocat, maître Nicolas Simoëns, leur réclame 46 800 euros (selon les viticulteurs) d'honoraires de résultat, en plus des honoraires de diligence, convenus ceux-là, d'environ 25 000 euros. « Jamais il ne nous en a parlé. Nous n'avons rien signé. Il se fout de nous ! » s'étrangle Maurice Triponel, porte-parole des livreurs. « Cette victoire constitue un résultat inespéré, se justifie maître Simoëns. J'aurais dû faire signer à chacun d'eux une convention plutôt que de travailler dans l'urgence, pour qu'ils aient tous le statut de créancier privilégié, alors que certains d'entre eux n'avaient pas respecté les délais de déclaration de perte de créances. » Les viticulteurs arguent que l'avocat a plaidé le dossier une fois, et non autant de fois qu'il y avait d'apporteurs, à savoir cent dix-sept. Ils se disent prêts à manifester sous ses fenêtres. L'avocat assure : « On trouvera une solution. »

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