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VENDRE - Zapping

À l'exportation Mexique DUR POUR LES PETITS

La vigne - n°298 - juin 2017 - page 62

 © BLEND IMAGES/PHOTONONSTOP

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Selon Maria Estela Ortiz, conseillère export pour l'antenne mexicaine de Business France, les vins français ont un coup à jouer au Mexique. « La consommation de vin devrait augmenter de 2,6 % en cinq ans. Elle est actuellement de 0,7 litre par habitant et par an. » Au total, elle représentera 144 millions de litres. Le Mexique importe 65 % des vins qu'il consomme. Ces importations s'élèveront à 6,2 millions de caisses de 9 litres en 2020, une croissance de 14,8 % par rapport à 2016. « La France est le sixième fournisseur du Mexique en volume, avec 5,4 % des parts de marché, mais son deuxième en valeur, à 17,9 %, derrière l'Espagne. Elle jouit d'une image de luxe. » C'est aussi le premier fournisseur de bulles du Mexique. L'année dernière, elle en a exporté 3 millions de litres, des champagnes pour l'essentiel. Moët & Chandon domine largement le marché. « C'est tout le problème, explique un négociant d'Aix-en-Provence. Les domaines plus modestes ont du mal à se faire une place. Le Mexique, c'est un peu comme la Corée, on en parle beaucoup mais c'est difficile d'y pénétrer. Les importateurs ne sont intéressés que par les marques connues. » Ce professionnel a réussi à s'y faire une place par le biais d'une connaissance. Il explique aussi que le segment moyenne gamme est limité. « Les Mexicains recherchent soit des vins peu chers et faciles à boire, tels que Concha y Toro, soit, pour les plus aisés, des vins haut de gamme. Le milieu de gamme n'a sa place qu'à Mexico, près des collèges français, où dans les lieux touristiques. »

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