Retour

imprimer l'article Imprimer

archiveXML - 2004

Faut-il faire appel à un organisme tiers pour les agréments ?

La vigne - n°156 - juillet 2004 - page 0

Souvent remis à l'ordre du jour, l'agrément reste un sujet très sensible dans la filière vitivinicole. Un agrément laxiste signe le discrédit d'une AOC, mais un refus peut mettre en péril une exploitation. Avec les problèmes de mévente et la réflexion actuelle autour des AOC d'excellence, la compétence des jurys est plus que jamais au centre des débats. Certains négociants avancent l'idée de faire appel à un organisme tiers pour effectuer cette mission, afin d'éviter d'être à la fois juge et partie.
Le principe est séduisant. Il rencontrerait certainement un écho positif chez les consommateurs. Mais, selon d'autres professionnels, son efficacité reste à démontrer, car la question de fond demeure : que faire des vins recalés ? ' Tant que nous n'aurons pas trouvé de réponse satisfaisante, l'agrément sera défaillant, précise un négociant. Même si l'organisme extérieur aura moins d'états d'âme qu'un vigneron à dire que tel vin est neutre et sans âme, je doute que ce vin soit écarté. '
Externaliser l'agrément peut donc apporter une touche de crédibilité auprès des acheteurs. C'est pour l'instant le seul avantage que lui concède la majorité des vignerons. Il n'est toutefois pas des moindres dans la crise de confiance et d'image que traversent les vins français.




Cet article fait partie du dossier

Consultez les autres articles du dossier :

L'essentiel de l'offre

Voir aussi :