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Un Néo-Zélandais en mission

La vigne - n°169 - octobre 2005 - page 0

A la demande d'InterLoire, Sam Harrop (au centre) a apporté ses conseils aux vignerons et techniciens ligériens. L'interprofession veut adapter la vinification des rouges aux attentes des Anglo-Saxons.

A la veille des vendanges, InterLoire a demandé au Néo-Zélandais Sam Harrop, un ancien acheteur de Marks & Spencer et vigneron dans le Roussillon, de visiter une dizaine de parcelles de rouges de l'Anjou jusqu'à Chinon. Sa mission : définir des dates de vendange et des itinéraires de vinification adaptés à la production pour l'export. Elle s'inscrit dans une action technique lancée cette année par l'interprofession des vins d'Anjou et de Touraine avec un budget de 5 000 euros.
Sam Harrop a évalué la maturité et le potentiel de plusieurs cabernets francs avec des techniciens. En faisant goûter les raisins et en les foulant, afin d'apprécier la vitesse de coloration des jus, il a montré que des parcelles à 12° potentiels n'étaient pas encore mûres. Il a insisté sur le défaut de verdeur.
Quelques semaines plus tôt, il avait dégusté différents rouges de Loire avec des vignerons. Il avait discuté avec eux de leur adéquation aux attentes du marché à l'export. ' L'objectif est de répondre à la demande des consommateurs anglo-saxons sans perdre notre typicité ' , explique Jean-Max Manceau, président de la commission technique d'InterLoire.
Les rouges de Loire représentent moins de 10 % des exportations, pour 25 % de la production. ' C'est très intéressant un regard extérieur, explique un technicien. Même s'ils n'ont rien de révolutionnaire, les conseils de Sam Harrop sur les vinifications, le choix des levures, les durées de cuvaison... nous remettent en question. '

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