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Des phénomènes de compensation

La vigne - n°175 - avril 2006 - page 0

Depuis 2002, l'ITV de Gaillac étudie l'intérêt de l'ébourgeonnage de la négrette. En 2003, il a élargi l'essai au côt. A chaque fois, il a comparé à un témoin taillé à 6-8 + 2 yeux, une modalité ébourgeonnée à la taille et une modalité ébourgeonnée au stade cinq à neuf feuilles étalées, enlevant toutes deux les deuxième et cinquième bourgeons primaires de la baguette, et une modalité éclaircie par l'enlèvement de quatre grappes issues des rameaux de la baguette. En 2002, l'ébourgeonnage de la négrette a limité les rendements de 20 à 30 %. Par contre, en 2003, l'ébourgeonnage à la taille a engendré un meilleur taux de débourrement et l'ébourgeonnage en vert s'est traduit par une augmentation du poids moyen des grappes. Sur le côt, en 2003, l'ébourgeonnage était pratiqué pour la première fois. Le rendement a baissé, mais la qualité n'a pas significativement été améliorée. En 2004, du fait des phénomènes de compensation, l'ébourgeonnage n'a pas permis de maîtriser la production, ni d'améliorer la qualité des deux cépages.
La chambre d'agriculture de Gironde a aussi testé l'ébourgeonnage sur plusieurs années. Elle a noté une réduction des volumes tous les ans, avec des différences selon la période de l'ébourgeonnage, son intensité, la vigueur de la vigne et l'année. ' Comme pour l'éclaircissage, il existe des phénomènes de compensation si l'ébourgeonnage est léger. Ces derniers dépendent aussi du cépage. Par exemple, le côt est réputé pour grossir facilement. Il peut compenser plus qu'un cabernet ou un merlot ', indique Etienne Laveau, de la chambre d'agriculture de Gironde.

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