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NOUVEAUTÉS - À L'ÉPREUVE DU TERRAIN

L'Altern@cep de Viti Méca travaille la terre sans la déplacer

FRÉDÉRIQUE EHRHARD - La vigne - n°234 - septembre 2011 - page 69

DÉSHERBAGE : Cet intercep fait un tiers de tour dans un sens puis dans l'autre. Grâce à ce mouvement alternatif, il ameublit et désherbe le rang en douceur. Mais il avance lentement.
 © C. STEF

© C. STEF

Le matériel : l'Altern@cep est constitué d'une tête portant trois lames verticales, animée d'un mouvement alternatif tournant de 110 degrés dans un sens puis dans l'autre. L'effacement au passage des ceps est à commande électrohydraulique. Les besoins en hydraulique sont de 40 à 45 l/mn. Cet intercep peut être monté sur un enjambeur ou sur un cadre. En option, on peut ajouter une dent à l'avant pour ouvrir le sol s'il est dur ou un disque à l'arrière pour travailler le bord du rang.

L'intérêt : le mouvement alternatif lent remue la terre sans la projeter à l'extérieur du rang et évite l'enroulement des herbes autour de la tête. De même, si les lames accrochent une racine, celle-ci s'en dégage facilement.

Le prix : 9 500 € pour une paire d'Altern@ceps et le bloc de commandes, 1 200 € pour le cadre et 1 800 € pour la centrale hydraulique. Pour changer un jeu de six lames, compter 168 €.

Contact : Viti Méca. Tél. : 05 56 62 70 01.

Site : www.vitimeca.com

Le Point de vue de

Anthony Appollot, chef de culture au château Siaurac, à Néac (Gironde)

« Pas de lissage ni de poussière »

Anthony Appollot, chef de culture au château Siaurac, à Néac (Gironde)

Anthony Appollot, chef de culture au château Siaurac, à Néac (Gironde)

« Depuis trois ans, nous utilisons une paire d'Altern@ceps montée sur un enjambeur. Cet outil décompacte en douceur la terre, sans lisser ni produire de poussière. Il passe bien sous les pieds et ne mord pas sur l'enherbement. Les adventices arrachées ne sont pas recouvertes par de la terre comme avec les interceps rotatifs. Elles ne repoussent pas avant trois ou quatre semaines, même s'il pleut après l'intervention. Avec quatre passages réalisés sur 50 ha entre fin février et la véraison, nous arrivons à tenir le rang propre. En fonction de l'enracinement des adventices, nous réglons la profondeur de travail entre 8 et 15 cm. La vitesse d'avancement varie entre 2,5 et 3,5 km/h. En pleine saison, si nous manquons de temps, nous intercalons un passage de lame à 5 ou 6 km/h pour ne pas nous laisser déborder par les adventices. L'Altern@ cep travaille mieux tant qu'elles ne dépassent pas 10 à 15 cm de haut. Dans nos sols très caillouteux, nous changeons le jeu de lames tous les 12 à 16 ha. »

Le Point de vue de

Philippe Aubertin, chef de culture au clos Saint-Robert, à Pujols-sur-Ciron (Gironde)

« Le rang est bien décompacté »

Philippe Aubertin, chef de culture au clos Saint-Robert, à Pujols-sur-Ciron (Gironde)

Philippe Aubertin, chef de culture au clos Saint-Robert, à Pujols-sur-Ciron (Gironde)

« Depuis trois ans, nous avons une paire d'Altern@ceps montée sur un enjambeur. Les têtes n'accrochent pas les ceps. Je peux régler finement la distance à laquelle elles s'approchent des ceps. Je peux aussi utiliser l'outil dans les plantiers dès la deuxième année. Nous travaillons entre 5 et 10 cm de profondeur. La terre est mieux décompactée qu'avec des interceps à lame horizontale. Les racines superficielles de la vigne sont moins abîmées et se dégagent toutes seules grâce au mouvement alternatif. A la sortie de l'hiver, j'effectue un premier passage d'Altern@ceps à 3,5 km/h pour ameublir le sol. En pleine saison, quand j'ai moins de temps, je réalise plusieurs passages avec un intercep à lame avec lequel je travaille deux rangs à la fois à 5-6 km/h. Si le sol se tasse, j'intercale un passage d'Altern@ceps. Après les vendanges, j'utilise à nouveau cet outil pour ameublir et nettoyer le rang. Avec un jeu de lames, j'arrive à réaliser deux passages sur 35 ha. »

Le Point de vue de

Loïc Kressmann, cogérant du château Latour-Martillac, à Martillac (Gironde)

« 2,5 km/h, c'est un peu lent »

Loïc Kressmann, cogérant du château Latour-Martillac, à Martillac (Gironde)

Loïc Kressmann, cogérant du château Latour-Martillac, à Martillac (Gironde)

« Cette année, nous avons équipé un enjambeur de deux Altern@ ceps et réalisé un passage sur 30 ha. Le palpeur est très sensible. La plupart des adventices sont bien arrachées, sauf lorsqu'il y a un piquet entre deux ceps. Cet outil est plus sûr pour les vignes que la décavaillonneuse. Et il ne projette pas de terre. C'est un avantage dans les vignes enherbées. Cependant, nous allons continuer à déchausser en début de printemps. En effet, tant que la vigne a peu poussé, il est facile de contrôler le travail de la décavaillonneuse qui a l'avantage d'inciter les racines de la vigne à descendre en profondeur. Ensuite, en pleine végétation, deux passages d'Altern@ceps devraient suffire à garder le rang propre. Pour bien travailler, il est préférable de rouler à 2,5 km/h. C'est un peu lent. Nous allons réaliser un essai avec deux paires d'Altern@ceps montées sur l'enjambeur pour travailler deux rangs à la fois et économiser ainsi du temps et du carburant. »

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