Fin 2011, l'interprofession des vins de Bourgogne (BIVB) a lancé un diagnostic développement durable de la viticulture régionale. Il en ressort qu'elle est bien engagée.
La moitié des domaines est abonnée à un bulletin technique phytosanitaire. L'IFT (indice de fréquence de traitement) régional hors herbicide est passé de 16,75 en 2006 à 10,5 fin 2011. « Toutefois, ces calculs n'ont pas forcément été faits sur la même base et ils ne tiennent pas compte des variations annuelles de la pression parasitaire », nuance Claire Pernet, du BIVB. Les surfaces en bio ou en conversion ont été multipliées par quatre en dix ans pour atteindre 7,5 % du vignoble régional fin 2011.
Autre indicateur : les aires collectives de lavage des pulvérisateurs et de machines à vendanger se multiplient. Quatorze sont en service et autant sont en projets. De même, une très large majorité de vignerons (85 %) traite les effluents de cave.
Entraide
Côté social, les vignerons s'entraident fortement. Dans la région, il existe ainsi environ 85 sociétés de secours mutuels (dites de saint Vincent). Elles viennent en aide à leurs membres lorsqu'ils ne peuvent plus assumer les travaux sur leur domaine en raison d'un accident ou d'une maladie. Les coopératives ne sont pas en reste. Le groupe Blason de Bourgogne a ainsi rejoint la démarche « Vignerons en développement durable » initiée par l'ICV.
Le BIVB veut aller plus loin. Il a intégré cette année le programme BioDiVine pour évaluer et préserver la biodiversité dans les vignes et aux alentours. Au programme : comptage d'arthropodes, écoute d'oiseaux, observation des petits mammifères et relevés de flores.
Et côté action : plantation de haies, enherbement des vignes et des parcelles au repos ainsi que restauration de murets. Le BIVB va soumettre un programme au vote lors de sa prochaine assemblée générale début juillet.