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ACTUS - Ça se chuchote

ARDÈCHE Procès contre un fabricant de cuves

La vigne - n°245 - septembre 2012 - page 15

Hélène Thibon © J. NICOLAS

Hélène Thibon © J. NICOLAS

« Mi-mars, nous avons découvert que la moitié de notre récolte de Bout d'Zan & Khayyâm 2011, soit plus de 41 000 bouteilles, avait été irrémédiablement abîmée par un soutirage dans des cuves béton brut (...) fraîchement livrées. » Ce sont les premières lignes du communiqué qu'Hélène Thibon, du mas de Libian, en Ardèche, a adressé à « La Vigne » en août. L'a_ aire remonte à décembre. La vigneronne reçoit onze cuves béton de DVTEC.

« Un jour après que nous ayons transvasé nos vins, nous les avons goûtés, nous ne les avons pas reconnus. » L'analyse conforme l'intuition de la vigneronne. Les vins ont perdu 50 % de leur acidité totale et ont subi une augmentation de 0,5 de pH. Saisi, le tribunal de grande instance de Privas (Ardèche) mandate un expert judiciaire. Ce dernier décèle de l'aluminium et du silicium dans les vins issus des cuves incriminées. Pour Hélène Thibon, ces cuves n'avaient pas assez séché. DVTEC dément. D'après Denis Daurelle, son gérant, les problèmes rencontrés par la vigneronne proviennent d'un affranchissement défaillant. « Nous travaillons avec de nombreux domaines et châteaux, nous n'avons jamais eu de procès », ajoute-t-il. « Les vins perdus représentent le tiers de notre chiffre d'affaires », réplique Hélène Thibon. Le 2 août, son avocat a assigné la partie adverse en référé pour demander une provision de 100 000 euros pour les vendanges. Provision refusée par la justice.

Elle a considéré qu'elle ne pouvait incriminer les cuves de manière incontestable. À suivre.

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