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ACTUS - FRANCE

Plus de visibilité pour les coops

BERTRAND COLLARD - La vigne - n°255 - juillet 2013 - page 13

Syndicalisme Lors de leur congrès début juillet, les coopératives ont exposé leurs revendications dans le cadre de la future loi de modernisation de l'agriculture.
Boris Calmette, le président de la Confédération des coopératives vinicoles de France, aimerait qu'un enseignement sur les coopératives soit introduit dans les lycées viticoles. © B. COLLARD

Boris Calmette, le président de la Confédération des coopératives vinicoles de France, aimerait qu'un enseignement sur les coopératives soit introduit dans les lycées viticoles. © B. COLLARD

Les coops sont de retour sur le terrain syndical. Elles défendent plusieurs revendications pour valoriser et clarifier leur modèle économique et pour intervenir sur le marché du foncier. Le 4 juillet, lors de son 41e congrès à Troyes (Aube), la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) a fait le point sur ces sujets, qu'elle défend avec le soutien de Coop de France, dont elle est membre. Dans le cadre de la future loi d'avenir agricole, la CCVF demande l'introduction d'un enseignement sur les coopératives dans les lycées viticoles, enseignement dont elle ne voit « aucune trace » pour l'instant. « On a l'impression que le seul message délivré est : faites du circuit court, remarque Boris Calmette, président de la CCVF. Or, il peut être plus intéressant pour un jeune d'acheter des parts en coopérative qu'un pressoir. » Le module de formation réclamé par la CCVF devrait montrer la pertinence économique du modèle coopératif.

Une définition de l'engagement coopératif. Les coops ne comptent pas seulement sur la loi pour mieux se faire connaître. En fin d'année, elles vont lancer une campagne de communication auprès du grand public pour valoriser leur rôle dans l'agriculture française. À l'initiative d'Acooa, filiale de Coop de France et du groupement de coopératives d'approvisionnement InVivo, 500 coops se sont engagées à abonder un fond pendant trois ans. Elles ont ainsi réuni 4,5 millions d'euros par an pour leur projet. La moitié d'entre elles sont viticoles.

Sur un autre terrain, la CCVF demande une définition de « l'engagement coopératif ». L'organisation rencontre des difficultés avec l'administration, dont certains services estiment que la loi sur les délais de paiement s'applique aux coopératives. Celles-ci devraient donc payer leurs adhérents au bout de quarante-cinq jours fin de mois, là où la plupart d'entre elles les paient en un an, voire plus. La CCVF conteste cette analyse. « Le paiement d'un coopérateur n'est pas lié à une négociation commerciale, estime Boris Calmette. Un coopérateur apporte sa récolte à sa cave, il ne la vend pas à sa cave ». La CCVF demande que cela soit précisé dans la loi.

Par ailleurs, elle veut que les coops puissent détenir des parts de GFA afin d'acheter des terres pour les jeunes coopérateurs qui n'en auraient pas les moyens. Là encore, elle demande que la loi d'avenir agricole intègre cette possibilité.

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