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DOSSIER - Languedoc Roussillon : la santé retrouvée

Lycées et formations font le plein

La vigne - n°275 - mai 2015 - page 26

DES JEUNES DU LYCÉE AGRICOLE de Montpellier mettent en pratique leur formation sur les rangs de vignes du domaine Mas Piquet.  © LEGTA MONTPELLIER

DES JEUNES DU LYCÉE AGRICOLE de Montpellier mettent en pratique leur formation sur les rangs de vignes du domaine Mas Piquet. © LEGTA MONTPELLIER

Les jeunes sont de retour sur les bancs des lycées agricoles. Les trois lycées agricoles de la région accueillent 140 élèves en BTS viti-oeno cette année (sur les deux années de formation) alors que les effectifs étaient tombés à moins de 100 élèves à la rentrée 2011. « Nous ne sommes pas revenus au nombre d'inscrits des années 2000. Mais l'évolution est très positive. Et lors de nos journées portes ouvertes de cette année, nous avons eu beaucoup de contacts. Il faut attendre de voir si tous ces voeux se concrétisent, mais c'est déjà bon signe », témoigne Pascal Trouche, proviseur-adjoint au lycée agricole Charlemagne, de Carcassonne (Aude). « Depuis 2013, on constate une nette progression des demandes après la forte désaffection que nous avons connue durant la crise viticole. Cette année, nous avons fait le plein avec 24 étudiants en première année de BTS viti-oeno. En 2008, qui fut notre année noire, nous étions tombés à dix candidats. Le désespoir au sein de la filière avait détourné les jeunes de ces métiers. Aujourd'hui, l'amélioration du contexte économique relance l'intérêt pour nos formations », témoigne Ariane Branger, du lycée agricole de Nîmes-Rodilhan (Gard).

Le profil des élèves a évolué. « Les élèves issus du milieu viticole, qui composaient plus de 80 % des effectifs il y a quinze ans, restent majoritaires, mais ils côtoient désormais des jeunes qui ne viennent pas de ce monde et qui se sont découverts une passion pour la vigne », souligne Jean-Louis Cung, proviseur du lycée agricole Frédéric-Bazille, à Montpellier (Hérault).

La reprise est plus timide pour les baccalauréats professionnels mais, là encore, les proviseurs perçoivent un frémissement. La hausse de la demande est également sensible pour les formations continues. « Ce sont surtout des fils de vignerons qui ont suivi des formations dans d'autres domaines. Ils ont démarré une expérience professionnelle dans le prolongement de leur études. Et, finalement, ils ont choisi de revenir sur le domaine familial », commente Pascal Trouche.

L'essentiel de l'offre

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