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ACTUS - RÉGIONS

Bordeaux Vinipro manque d'exposants

COLETTE GOINÈRE - La vigne - n°281 - décembre 2015 - page 12

Le salon Vinipro, qui devait se dérouler du 17 au 19 janvier prochain à Bordeaux, est reporté. Le manque d'exposants est en cause.
Éric Dulong, président de Vinipro, a annoncé le report du salon. © J. FERNANDEZ

Éric Dulong, président de Vinipro, a annoncé le report du salon. © J. FERNANDEZ

Touché. Lancé en 2014, Vinipro avait pour ambition de mettre en lumière le coeur de gamme des vins du Sud-Ouest, soit les bouteilles vendues entre 5 et 20 euros aux consommateurs. Or, le 4 décembre, les organisateurs de ce salon professionnel ont annoncé le report sine die de sa deuxième édition qui devait avoir lieu du 17 au 19 janvier 2016, à Bordeaux.

Xavier Planty, qui a milité pour l'existence de Vinipro, ne cache pas sa déception. « Cette deuxième édition se présentait bien côté visiteurs, mais nous n'avons pas pu atteindre un nombre d'exposants significatif. Début décembre, on en comptabilisait très peu. » Les raisons ? « La date ne convient pas. Et il y a la concurrence d'autres salons », explique-t-il.

Laurent de Bosredon, à la tête du château Bélingard (75 ha en AOC Bergerac et Monbazillac), n'est pas étonné : « Vinipro est arrivé trop tard. Et il n'est pas assez novateur. Pour ne rien arranger, il s'est inscrit de manière frontale dans une bagarre avec Vinisud qui s'ouvre aux Bordelais ».

Présent lors de la première édition en 2014, avec d'autres viticulteurs réunis sous la bannière In a bottle, Laurent de Bosredon affirme qu'il n'y a pas fait d'affaires. « J'y ai participé parce que c'était une initiative locale. Mais cela nous a coûté cher : 1 800 € par exposant », confie-t-il.

Patrick Dorneau, du château La Croix (25 ha en AOC Fronsac), se dit surpris : « Je ne comprends pas le manque d'intérêt pour Vinipro. C'est un salon accessible qui nous permettait d'avoir une visibilité que Vinexpo n'offre pas aux vins de moyenne gamme. Mais il est vrai que nombre de viticulteurs n'ont pas attendu Vinipro : ils se sont tournés vers d'autres salons pour vendre. »

Présent à la première édition, Patrick Dorneau a décroché un marché auprès d'un importateur belge qui cherchait des références en Fronsac et lui passe désormais commande de deux palettes par an.

Quel devenir pour Vinipro ? Une réflexion va s'engager. Le rapprochement avec un autre salon n'est pas exclu.

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