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VENDRE - Salon

À Bulles Expo, les effervescents assument leur originalité

La vigne - n°288 - juillet 2016 - page 56

Le premier salon international dédié aux bulles du monde entier s'est tenu à Paris, les 20 et 21 juin, au Parc floral de Vincennes. Un mot d'ordre : se différencier pour se faire une place sur ce marché en plein boom.

L'audace en héritage

 © A. CHAPUIS

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 © C. FAIMALI/GFA

© C. FAIMALI/GFA

Sur les étiquettes des champagnes Monsieur Aymart, la vedette est un moustachu venu d'un autre temps. « J'ai créé ce personnage en hommage à l'époque où mes grands-parents se sont installés dans le Sézannais », raconte Christophe Dubois, leur héritier, qui cultive plus de 3 ha. Avec cette référence à l'audace et à l'élégance du début du XXe siècle, il cherche à attirer un public jeune et à sortir le champagne de son carcan élitiste. « Nos cuvées ne peuvent pas être confondues ! », se réjouit Ana-Maria Giannetti, directrice commerciale de cette petite marque née en 2014. D'autant plus qu'elles portent des noms exotiques, comme la cuvée Jujube (à gauche), blanc de blancs de cinq ans composé à 40 % de vins de réserve âgés de plus de 20 ans. De 21 à 23 euros le col, prix professionnel.

Crémant très girly

 © C. FAIMALI

© C. FAIMALI

« Nous avons décliné notre rosé tranquille en effervescent avec le même modèle d'étiquette », indique Martine Passicos, attachée commerciale de la maison Benoit Valérie Calvet, à Bordeaux. L'image « girly » a été conservée, avec l'ajout d'un petit côté brillant. Pour sa première année en crémant, la maison est plutôt satisfaite du résultat, le « BX » en grosses lettres ressortant bien dans les rayons. « Il y a encore beaucoup de travail à mener sur l'image du crémant, tempère pourtant Martine Passicos. Mais la qualité est là. Notre bouteille était disponible dans l'espace "free tasting" du salon et nous avons eu beaucoup de bons retours. Cela montre que l'étiquette fait son petit effet et que les gens apprécient le vin une fois dégusté. » Vendu 6 euros environ en grande distribution.

La bouteille amphore

 © C. FAIMALI/GFA

© C. FAIMALI/GFA

Ce cava espagnol élaboré à partir de vieilles vignes (60 à 80 ans) méritait une bouteille résolument originale : l'amphore s'est imposée. « C'est un produit de prestige avec un élevage de sept ans en bouteille », explique Josep Torres, directeur commercial du vignoble Agustí Torelló Mata, qui en produit 20 000 cols vendus au prix de 50 euros. La bouteille contient 75 cl et, pour la servir, le seau à glace s'impose, transparent de préférence, pour mieux l'apprécier.

Les mélanges judicieux

 © C. FAIMALI/GFA

© C. FAIMALI/GFA

Maxime Hoerth, barman au Bristol, à Paris, et meilleur ouvrier de France dans sa catégorie, a mis son talent au service des effervescents le temps d'une masterclass. Il a revisité les grands classiques, comme le mojito, remplaçant l'eau gazeuse par du cava. « Vos produits peuvent vous aider à surprendre les gens, a expliqué le mixologue. Quand on est producteur, il ne faut pas hésiter à sortir de la dégustation traditionnelle et à se lancer dans de nouveaux horizons pour gagner des marchés ! »

Bling bling

 © A. CHAPUIS

© A. CHAPUIS

De l'or dans la bouteille ! Cette cuvée Or Addict Brut, un effervescent 100 % chardonnay méthode traditionnelle, est agrémentée de paillettes du précieux métal. En bouche, rien ne laisse imaginer que vous buvez de l'or. L'effet est visuel : les paillettes apparaissent quand la bouteille est éclairée et agitée. « C'est un produit destiné aux marchés qui assument le bling bling ! », assure Olivier Meurgey, le représentant de la marque. De 35 à 40 € selon les distributeurs.

Précieux prosecco

 © C. FAIMALI/GFA

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Pour la famille Bottega, l'or est une vieille histoire. Depuis 2005, ces producteurs de prosecco habillent de doré leur cuvée Gold. « Nous voulons montrer que les bulles ne se célèbrent pas seulement en fin d'année, mais peuvent être un beau cadeau, à garder à la maison », assure Claudia Gambin, manager export. Le vin est bio, issu de vignes travaillées et vendangées à la main. Entre 2 et 3 millions de cols sont produits chaque année. Le but ? Transmettre l'idée que le prosecco est un vin précieux.

24 € env. le col.

Sur le fruit

 © A. CHAPUIS

© A. CHAPUIS

Étonnant ! Romain et Martin Delobel, du Pas-de-Calais, ont présenté Le Perlé, un effervescent réalisé à partir de... fruits rouges ! « Notre famille faisait du vin de groseille, raconte Romain. Notre père a professionnalisé le processus et nous produisons aujourd'hui 80 000 cols. » Le « vin » est travaillé en cuve close. Résultat : un pétillant naturellement coloré et fruité, titrant 11,5°.

11,90 € (particuliers et épiceries fines).

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