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ACTUS - RÉGIONS

COGNAC Des rendements stables

Bertrand Collard - La vigne - n°217 - février 2010 - page 10

Le syndicat des bouilleurs de cru estime qu'il faut faire des réserves les années de faible demande plutôt que baisser le rendement.

« On ne peut pas gérer une exploitation avec une variation de 20 à 30 % du rendement autorisé d'une année à l'autre, explique Stéphane Roy, vice-président du Syndicat des viticulteurs bouilleurs de cru de Cognac (SVBC, le syndicat des viticulteurs qui distillent leurs vins). Nous avons besoin de rendements stables et élevés. »

Voilà qui suppose de profonds changements. Depuis 2005, l'interprofession fixe le rendement autorisé d'après une formule de calcul qui tient compte des sorties de chai et des perspectives de vente du négoce. Ce rendement est ainsi passé de 10,85 hl/ha d'alcool pur (AP) en 2008 à 8,12 hl/ha d'AP en 2009.

« Nos coûts de production s'élèvent à 6 340 €/ha, poursuit Stéphane Roy. Avec 8,12 hl/ha d'AP, nous ne rentrons pas dans nos frais, car le négoce ne peut pas relever de 20 % ses prix d'achats pour compenser une baisse du rendement du même ordre. »

La solution ? Faire des réserves d'eau-de-vie. Selon le SVBC, le rendement devrait rester stable autour de 9,5 hl/ha d'AP. En contrepartie, le volume autorisé à la vente au négoce dépendrait du marché. Des réserves seraient constituées les années de faible demande pour être libérées les années fastes.

« Ceux qui veulent faire des réserves s'engageraient à les stocker sous bois pendant un nombre d'années défini », détaille Stéphane Roy.

Le SVBC a soumis ses idées au Syndicat général des vignerons, son homologue, représentant plutôt les livreurs de vin, et aux négociants. Les discussions démarrent au sein de l'interprofession.

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