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Autant le dire

“Le vigneron ne peut pas se considérer comme un pollueur”

Alain Lalanne, vigneron dans le Gers - La vigne - n°222 - juillet 2010 - page 8

Je suis un vigneron indépendant… Je tiens à répondre à M. Chabrier, vigneron dans le Gard, qui a défendu la distillation des prestations viniques dans votre numéro de mai. Depuis trente ans, j'utilise la totalité des marcs comme compost sur mon domaine. J'ai plus de cinquante hectares de vigne, essentiellement des blancs qui produisent plusieurs tonnes d'une riche matière organique qui auront fertilisé bien des parcelles. Je stocke les marcs après les vendanges, à même le sol. Jamais je n'ai constaté la mort des plantes environnantes, encore moins la pollution des eaux de ruissellement.

Bien au contraire. Les ray-grass sont plus verts et plus hauts comme toute la végétation à proximité. Je tiens des photos à votre disposition. De plus, au printemps, des milliers de vers vivent à l'intérieur des tas de marc, ce qui montre bien leur innocuité. Les viticulteurs bios qui compostent les marcs, pour les utiliser en fertilisation l'ont aussi prouvé. Quand aux lies, il en reste peu après filtration sur terre : quelque 2 ou 3 %. Voilà pourquoi, le vigneron ne peut pas se considérer comme un pollueur, qu'il utilise ses marcs ou pas.

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