Retour

imprimer l'article Imprimer

ACTUS - FRANCE

Des bulles dans les vins IGP

Marine Balue - La vigne - n°236 - novembre 2011 - page 20

IGP - Début octobre, l'Inao a validé les derniers cahiers des charges des vins IGP. Désormais, une trentaine d'entre eux autorise l'élaboration de vins mousseux. Une première historique.
Denis Roume, président d'Intervins Sud-Est : « Nous sommes intéressés par ce projet d'IGP effervescents. Nous nous sommes assurés que nous pouvions élaborer des mousseux de qualité et maintenant nous étudions le marché. »

Denis Roume, président d'Intervins Sud-Est : « Nous sommes intéressés par ce projet d'IGP effervescents. Nous nous sommes assurés que nous pouvions élaborer des mousseux de qualité et maintenant nous étudions le marché. »

Le 5 octobre dernier, l'Inao a terminé la validation des cahiers des charges des vins à indication géographique protégée (IGP), applicables dès la récolte 2011. La nouveauté ? Il sera possible de produire des vins mousseux dans une trentaine d'IGP, parmi lesquelles : Pays d'Oc, Méditerranée, Comté Tolosan, Franche-Comté, Saône-et-Loire… Ces IGP ont opté en majorité pour la méthode traditionnelle, quelques-unes pour la cuve close.

Le vrai lancement aura lieu en 2012

« Les effervescents n'existaient qu'en AOC ou en vin de table, observe Aurélia Souchal, directrice de la Confédération française des vins de pays (CFVDP). Les IGP ne devaient plus être la seule catégorie sans vins mousseux. » Le véritable démarrage des IGP effervescents devrait avoir lieu en 2012. « Il ne va pas y en avoir des millions d'hectolitres dès demain ! » souligne Aurélia Souchal.

Dans le Sud-Est, certains se disent déjà très intéressés : « Nous en ferons via l'IGP Méditerranée, qui touche dix départements, précise Joël Reynaud, président de la fédération des caves coopératives du Vaucluse. Nous pourrons faire du rosé. Mais il faut voir si cela plaît au consommateur. » Des études de marchés sont en cours au sein d'Intervins Sud-Est. « Nous sommes capables de produire des mousseux de qualité. Maintenant, il faut s'assurer des marchés », indique Denis Roume, le président de l'interprofession. Les Vignerons ardéchois, la cave dont il est aussi président, pourraient passer leurs blancs et rosé mousseux en IGP. « Ces vins peuvent être des compléments de gamme intéressants. »

Pas de concurrence dans le Val de Loire

Des IGP, comme Val de Loire, ont préféré ne pas autoriser les mousseux afin qu'IGP et AOC ne se concurrencent pas. La CFVDP rappelle aussi que sur les zones d'appellation effervescents de Limoux et Die, la loi empêche toujours de produire autre chose que de l'AOC.

À part les bulles, pas de révolution dans les conditions de production par rapport aux vins de pays. « L'objectif était de simplifier l'organisation, explique Aurélia Souchal. Pas mal de vins de pays départementaux ou de petites zones se sont rattachés à des IGP plus larges. » Le nombre de cahiers des charges passe donc de 153 à 75.

Cet article fait partie du dossier

Consultez les autres articles du dossier :

L'essentiel de l'offre

Voir aussi :