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Autant le dire

Ras-le-bol des charges administratives !

Éric Portalier, vigneron à Rivière-sur-Tarn, en Aveyron, vice-président du syndicat de l'appellation Côtes de Millau. - La vigne - n°269 - novembre 2014 - page 4

« J'ai participé à la manifestation de la FNSEA à Toulouse pour exprimer mon « ras-le-bol » face au poids des charges administratives. Les procédures pour obtenir des droits de plantation, la réglementation sur l'utilisation des produits phyto, celle sur les déclarations du travail... tout cela change régulièrement. Et, à chaque fois, nous sommes mis devant le fait accompli. Dès qu'on pense maîtriser une procédure, l'administration la change. Pour avoir droit aux aides à la restructuration, il faut déclarer deux ans à l'avance, à FranceAgriMer, quelles plantations on veut faire et sur quelles parcelles. Or, deux ans à l'avance, on ne sait pas forcément ce que l'on va faire. Avec la directive nitrates, je ne vais plus pouvoir stocker, en bout de mes parcelles, le fumier qu'un voisin me donne car mes parcelles sont toutes en pente. Je vais devoir le stocker ailleurs. Heureusement, les choses s'arrangent parfois. Mon AOC - Côtes de Millau - ne compte que cinq metteurs en marché dont la coopérative du Pays de Millau, avec dix vignerons. La loi prévoyait qu'au moins deux de ces metteurs en marché et deux coopérateurs soient audités tous les ans par Qualisud, notre organisme certificateur. Pour une petite appellation comme la nôtre, c'était trop lourd. En discutant, nous avons pu obtenir qu'un seul metteur en marché et un seul coopérateur soient audités par an. »

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