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À LA VIGNE - JUIN

C'est la course !

C. S. - La vigne - n°299 - juillet 2017 - page 7

Avec des travaux en vert très compliqués, vignerons et prestataires n'ont pas chômé.
Les viticulteurs n'ont eu que trois semaines, contre quatre ou cinq habituellement, pour faire les travaux en vert. © J.-M. NOSSANT

Les viticulteurs n'ont eu que trois semaines, contre quatre ou cinq habituellement, pour faire les travaux en vert. © J.-M. NOSSANT

Les vignerons ont passé le mois de juin à courir après la végétation. Relevage, suppression des entre-coeurs, effeuillage... Les travaux en vert se sont enchaînés à un rythme effréné. « Ils n'ont eu que trois semaines pour les réaliser au lieu de quatre ou cinq habituellement. C'est surtout au niveau du palissage que certains viticulteurs ont pris un peu de retard », note Frédéric Schwaerzler, de la chambre d'agriculture d'Alsace.

Même constat dans le nord des côtes du Rhône septentrionales. « Parfois, les travailleurs avaient du mal à rentrer dans les parcelles car, en raison de la forte pousse, les rameaux étaient emmêlés », rapporte Amandine Fauriat, de la chambre d'agriculture d'Ardèche. À Cognac, « la vigne a pris 60 cm en quinze jours. Cela a été le speed total pour le relevage », explique une technicienne.

Dans le Centre, pour effectuer cette opération dans les temps, les viticulteurs ont renforcé leurs équipes de saisonniers, « mais cela n'a pas été simple de les trouver », précise François Dal, de la Sicavac.

Dans les vignes gelées, les travaux en vert ont été plus difficiles encore car beaucoup de pousses sont reparties au coeur des souches. L'épamprage a donc été plus long, « de 20 à 30 % de temps de travail supplémentaire », selon Stéphane Becquet, agronome au Syndicat des vins bio d'Aquitaine. Un prestataire de la région de Cognac confirme : « Il a souvent fallu passer deux fois dans une même parcelle. Les temps de travaux sont plus élevés alors que les rendements sont faibles », regrette-t-il .

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